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 l'angoisse

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f u c h s i a
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MessageSujet: l'angoisse   Dim 30 Mar - 4:11

Citation :
Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.
[ André Comte-Sponville ]

Que pensez-vous de cette citation ?

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Dim 30 Mar - 6:17

Je pense que cette citation plairait à Wido!
Pour avoir connu l'angoisse, je sais qu'elle est causée par l'illusion, soit d'être abandonné, soit de mourir ou de perde quelque chose, le vide en somme. Puis elle se nourrit elle-même, elle donne corps à l'illusion de vide. Je pense qu'elle naît de l'ignorance de la réalité. Et quand on ignore quelque chose, le mental (et non l'esprit, n'est-ce pas Wido?) échaffaude une probable réponse. Car on ne supporte pas le vide. Mais bizarrement, quand on est enfant, dans le noir dans son lit, et qu'on imagine ce qu'il y a derrière la porte, ou sous le lit, c'est des monstres qu'on imagine et pas des fées gentilles. Comme si l'humain était conditionné à imaginer le pire. Sûrement pour se préparer au pire justement. Mais c'est normal, quand on est prêt à affronter le pire, on est prêt à tout affronter.
Donc on reste dans l'illusion et on est entouré de monstres, qui deviennent de plus en plus réels et le meilleur moyen de les faire disparaitre est de regarder derrière la porte, ou sous le lit. Et puis on sait après que les monstres n'existent pas. Plus on connait la vérité, plus on est rassuré.
Certains se proposent d'énoncer des vérités, pour rassurer les troupes.
D'autres restent dans le doute mais vont plutôt se concentrer sur leurs peurs, pour voir de quoi elles sont faites. A partir du moment où on sait qu'elles ne sont causées que par l'ignorance, alors on sait qu'il n'y a pas de raison d'avoir peur. On ne sait pas plus ce qu'il y a derrière la porte ni sous le lit, mais on sait que si on savait, on n'aurait pls peur.
Et puis il y a aussi ceux qui n'ont pas peur de la mort, du vide. Même s'il y avait un monstre là-dessous, ok il me mangera, mais ce n'est pas grave.

Le mieux est d'avoir eu des parents qui ne nous ont pas appris à avoir peur.

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Dim 30 Mar - 15:14

Bonsoir Radechan,

Je reçois chaque jour une citation de la part du site EVENE.

Oui, j'ai pensé aussi à Wido.

Cette phrase n'est pas vraiment précise car on ne sait de quelle angoisse il parle. S'il s'agit de l'angoisse existentielle, naturelle chez l'être humain qui se pose toujours des questions ou de l'angoisse/peur.

Par ailleurs, l'auteur parle du réel et non de la réalité, et je sais qu'une distinction est à faire entre ces deux termes.

L'angoisse-phobie, oui, d'accord, elle est due à une mauvaise interprétation de la réalité.

Mais il y a aussi l'angoisse normale, comme la peur de perdre un être cher, ou la peur que son enfant ait un accident. Cette angoisse là, elle n'est pas illusoire car on sait qu'il y a des dangers.

Certes, cette angoisse n'empêchera pas l'accident si accident il doit y avoir.

Mais je pense qu'il ne faut pas faire de l'intrépidité un mode de vie.

Vivre sans peur n'est guère possible.

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Mer 2 Avr - 13:48

Vivre sans peur n'est guère possible...
Je pense qu'il est possible d'avoir conscience d'un danger mais de ne pas ressentir pour autant cette peur/angoisse/stress. Pour moi, ce ne sont que des paroles car certaines choses me font peur.
Pour moi, la sagesse serait de ne prendre que les riques nécessaires. La vie sans rique n'est pas la vie. Les risques étant choisis, on sait mieux d'où les dangers peuvent venir. Quand l'accident arrive, on est prêt à l'action si cela est possible. S'il n'y a rien à faire, alors il n'y a qu'à accepter, et penser à la suite.

L'auteur parle de toutes les angoisses. Existentielle, peur de l'accident...
Dans tout les cas, il veut certainement dire que ces angoisses sont issues de l'inconscient qui échaffaude des scenari, qui grossi le danger, ou qui pense, dans le cas de l'accident, que tout est prévisible, qu'il y a toujours quelque chose à faire pour éviter le danger. Tout cela n'est pas réel. Etre dans le réel, c'est accepter les faits. Savoir que nos enfants peuvent mourir, etc...

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Mer 2 Avr - 14:31

Appréhension, inquiétude, peur, anxiété, angoisse... pour moi, il s'agit de la même chose avec une gradation. Au début de la chaîne, l'appréhension est assez directement liée à un évènement réel. Un mur à sauter par exemple, un simple calcul rationnel, ici et maintenant, permet d'évaluer le danger de se casser une jambe. Plus on se décale vers l'angoisse, plus l'imaginaire entre en jeu, et fait appel à des souvenirs lointains et profonds. L'angoisse apparaît et on ne sait pas vraiment pourquoi, il n'y a as de raison apparente. On est fasse à un vide et on ne sait pas comment agir pour qu'elle disparaisse. Ce qui peut amplifier le phénomène.

L'auteur dit que le réel est l'antidote de l'angoisse... ça ne nous donne pas vraiment une marche à suivre.
C'est là que la différence entre réel et réalité peut avoir son importance. Est-ce qu'il veut dire qu'il faut réaliser que notre peur n'a pas de fondement? Ou alors que le réel peut être utilisé comme thérapie pour éliminer nos peurs.
Je pense à l'ergothérapie. On réalise des objets, on transforme de la matière inerte en oeuvre. Donc on rend réel quelque chose qui est en nous. Et ça peut aider à comprendre, à interprêter nos peurs.

Je rend l'antenne!

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Mer 2 Avr - 15:08

Oui, accepter les faits lorsqu'ils se produisent, on n'a pas trop le choix de toute façon.

Mais la peur est bénéfique en ce sens qu'elle permet d'éviter de se mettre dans une situation réputée dangereuse.

Exemple : tu dois faire un voyage. Tu vas prendre l'itinéraire le plus sécurisé. Tu veux faire un barbecue, tu vas prévoir un seau d'eau près de toi. Tu te laves les mains avant de préparer le repas etc.

Donc, la peur permet de prendre des précautions.

Les peurs peuvent devenir des phobies (on se lave les mains 100 fois par jour; on vérifie plusieurs fois si on a fermé la porte; claustrophobie, agoraphobie etc). Oui, là, il y a un problème.

Quant à l'inquiétude existentielle (d'où venons-nous ? où allons-nous ? pourquoi ?), elle est inhérente à la nature humaine. Seules les personnes dotées de conscience se posent ces questions. Ces questions, on se les pose, mais il ne faut pas qu'elles troublent notre "ici et maintenant". Ces questions ne sont pas de l'ordre de l'illusion puisque notre réel nous permet de nous les poser; elles font partie de notre être et signent notre présence dans le monde et notre adhésion et notre participation à la grande énigme de notre être.

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Jeu 3 Avr - 4:51

Ben justement, mettre un seau d'eau près d'un barbecue est une précaution qui peut être prise parce qu'on a conscience du danger. Je substitue le mot "peur" par les mots "conscience du danger".

Pour l'angoisse ou l'inquiétude existentielle, en ce moment je n'en ai pas. J'en ai eu et il se peut que j'en ai encore. Pour le moment, j'ai plutôt une fascination existentielle.
Je ne sais pas comment je suis passé de l'une à l'autre, comment j'ai "guéri". En parlant à des anciens, je me suis rendu compte que le bonheur ne dépendait pas du contexte. On peut être aveugle, hémilplégique ou avoir perdu ses enfants et être heureux. Cependant, je ne pense pas avoir de réponse en demandant la recette du bonheur. Ne pas chercher à l'être pour commencer, mais ça, c'est moi qui le dit sous une impulsion lyrique!

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Jeu 3 Avr - 14:55

Oui, c'est ça, pas une peur inconsidérée, juste une simple conscience des différents dangers.

Mais parfois, ça ne se contrôle pas. Tu entends un grand boum dans un escalier et ton sang ne fait qu'un tour. La peur de trouver quelqu'un blessé dans les marches te retourne le sang.

Tu ne peux pas éviter ça, c'est spontané.

Il faudrait être bien insensible sinon.

Dire qu'une angoisse est une illusion, c'est exagéré. Une illusion, c'est quelque chose de trompeur. Alors que ce qui est issu de notre imagination n'est pas forcément une tromperie et une illusion. C'est issu de notre expérience.

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MessageSujet: L'angoisse, la peur   Jeu 10 Avr - 16:50

Salutations Radéchan,

Radéchan a écrit:
Pour avoir connu l'angoisse, .... Le mieux est d'avoir eu des parents qui ne nous ont pas appris à avoir peur.
Tout à fait d'accord, et histoire d'ajouter une brique à l'édifice :
il est nécessaire de prendre en compte l'illusion afin de la dépasser sachant d'une part que tout réalité, vérité, est relative (donc en un sens, toute réalité est une illusion) et d'autre part que l'on ne peut dépasser que ce dont on prend conscience en l'expérimentant...autrement dit, chercher à fuir l'illusion nous plonge dedans. Mais accepter que toute réalité est subjective et donc illusoire dans l'absolu et que toute illusion est une réalité pour quelqu'un nous permet de dépasser le dualisme réalité-illusion dans l'unicité de ce qui est..
exemple, pour aider un "fou" qui se prend pour napoléon, il faut entrer dans sa perception pour réellement entrer en contact et ainsi agir, si l'on ne fait que lui répéter qu'il n'est pas napoléon, il n'écoutera pas, essaiera de se convaincre qu'il ne l'est pas alors qu'il en a la conviction, bref, se retrouvera encore plus seul ou développera un masque social "bien pensant".

Bonsoir Fuchsia,

f u c h s i a a écrit:

Par ailleurs, l'auteur parle du réel et non de la réalité, et je sais qu'une distinction est à faire entre ces deux termes.
Interessant

f u c h s i a a écrit:

Cette phrase n'est pas vraiment précise car on ne sait de quelle angoisse il parle. S'il s'agit de l'angoisse existentielle, naturelle chez l'être humain qui se pose toujours des questions ou de l'angoisse/peur.
L'angoisse-phobie, oui, d'accord, elle est due à une mauvaise interprétation de la réalité.
Mais il y a aussi l'angoisse normale, comme la peur de perdre un être cher, ou la peur que son enfant ait un accident. Cette angoisse là, elle n'est pas illusoire car on sait qu'il y a des dangers.
Si un camion nous fonce dessus et que l'on a peur, on peut considérer que c'est normal car il y a un danger immédiat qui demande une action afin d'éviter le danger, bien que la peur peut être handicapante, comme être pétrifié d'effroi ce qui a comme conséquence de ne pas bouger et donc, avoir un accident...la peur, est comme la douleur, une interprétation d'une information...dans le cas de la peur, il y a déchargé d'adrénaline faite pour penser et agir rapidement, autant l'adrénaline peut se révéler utile, autant la peur n'a aucun intérêt et même, peut ajouter un danger.
Par contre, qu'y a t-il de plus inutile que la peur de la mort, il est évident que nous allons mourir, alors imaginez un monde où des milliards de gens ont peur de faire ceci ou cela, de prendre des risques, peut de sortir de chez eux, peur de perdre un proche...oh, mon dieu, mais c'est le cas !!
Sommes nous donc une espèce qui réduisons notre vie à la peur d'une conséquence inéluctable ?
S'il y a bien des moyens de dépasser la peur de la mort, condition ciné qua non pour être heureux, je ne vois par contre aucun argument permettant de dire que la peur est utile.

f u c h s i a a écrit:

Certes, cette angoisse n'empêchera pas l'accident si accident il doit y avoir.
Alors à quoi bon lutter contre ce moulin.

f u c h s i a a écrit:
Mais je pense qu'il ne faut pas faire de l'intrépidité un mode de vie.
Celui qui n'est pas attentif, qui dépasse allègrement ses limites, qui prend de gros risques, est un intrépide, mais peut on dire que celui qui se libère de la mort l'est ? le fait de ne plus avoir peur de la mort, n'implique pas de jouer à la roulette russe chaque matin parce qu'après tout, on s'en fou de mourir, mais implique au contraire d'être plus attentif à ce monde, à ce que nous vivons, donc chérir cette vie et en "profiter" avec sagesse.

Radéchan a écrit:
Tout cela n'est pas réel. Etre dans le réel, c'est accepter les faits. Savoir que nos enfants peuvent mourir, etc...

f u c h s i a a écrit:

Oui, accepter les faits lorsqu'ils se produisent, on n'a pas trop le choix de toute façon.
Justement, on a le choix de les refuser, créant ainsi l’illusion source de la souffrance

f u c h s i a a écrit:

Exemple : tu dois faire un voyage. Tu vas prendre l'itinéraire le plus sécurisé. Tu veux faire un barbecue, tu vas prévoir un seau d'eau près de toi. Tu te laves les mains avant de préparer le repas etc.
C’est juste du bon sens, ou disons utiliser notre mental correctement, ici on prévoit pour limiter les risques de problèmes, ceci n’implique pas que l’on va avoir peur pendant tout le repas que le barbecue s’enflamme.

f u c h s i a a écrit:

Donc, la peur permet de prendre des précautions.
Donc les précautions permettent de ne pas avoir peur.

f u c h s i a a écrit:

Les peurs peuvent devenir des phobies (on se lave les mains 100 fois par jour; on vérifie plusieurs fois si on a fermé la porte; claustrophobie, agoraphobie etc). Oui, là, il y a un problème.
La peur est une réaction subjective devant un fait, la phobie est une peur « irrationnelle » d’un évènement qui peut arriver (irrationnel dans le sens où le fait n’est pas présent mais imaginé)
Le fait de se laver les mains 100 fois par jour etc, relèvent des toc (troubles obsessionnels compulsifs), ils sont totalement incontrôlés, alors que la peur peut être contrôlée.

f u c h s i a a écrit:

Quant à l'inquiétude existentielle (d'où venons-nous ? où allons-nous ? pourquoi ?), elle est inhérente à la nature humaine. … Ces questions, on se les pose, mais il ne faut pas qu'elles troublent notre "ici et maintenant".

f u c h s i a a écrit:

Mais parfois, ça ne se contrôle pas. Tu entends un grand boum dans un escalier et ton sang ne fait qu'un tour. La peur de trouver quelqu'un blessé dans les marches te retourne le sang.
Tu ne peux pas éviter ça, c'est spontané.
C’est du conditionnement, un réflexe conditionné « déconditionnable »

f u c h s i a a écrit:

Il faudrait être bien insensible sinon.
Dans un réflexe, il n’y a aucune pensée ou émotion, donc aucune sensibilité, la sensibilité arrive dès que le mental reprend le contrôle …
J’entend le boom ; réflexe physiologique : décharge d’adrénaline ; pensée : peut être est ce quelqu’un qui s’est fait mal ; peur que quelqu’un se soit fait mal…et tout ceci en un clin d’œil, où est la sensibilité dans tout ceci ?
Si ensuite, tu vois quelqu’un qui en effet s’est fait mal, tu peux éprouver de la compassion car tu es sensible à ton prochain…
Une pathologie dont le nom ne me revient pas a comme symptôme le lenteur des réactions (c’est en rapport avec la mauvaise qualité de transmission des informations chimiques entre les synapses), donc quelqu’un atteint de cette maladie, aura des réflexes plus lent, peut-on en déduire qu’elle est donc moins sensible qu’un personne non atteinte par cette maladie ?
Pour être sensible à quelque chose, il faut qu’il y ait une chose, on n’est pas sensible quand on a peur d’un boom dans un escalier, on est juste peureux. Par contre, si tu vois un enfant qui est tombé, là tu peux éprouver de la compassion indiquant ta sensibilité.
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MessageSujet: Re: l'angoisse   Ven 11 Avr - 14:44

Je suis d'accord, Wido, avec ce que tu dis, mais il n'empêche que la peur précède la prise de précautions, qui, elles, si elles sont bien prises, nous évite une peur durable et inconsidérée.

Donc, la peur n'est pas inutile et ne doit pas être considérée comme une illusion.

Je ne comprends pas cette phrase :

Justement, on a le choix de les refuser (les faits qui se produisent), créant ainsi l’illusion source de la souffrance.

On ne refuse pas les faits. Comment le pourrait-on ? Ce n'est pas le refus des faits qui cause la souffrance. C'est l'événement lui-même qui peut faire souffrir (en cas de décès parce qu'il nous prive de la personne aimée par exemple, en cas de maladie, car c'est dur de voir souffrir ceux qu'on aime).

Si on transpose sur un fait agréable, ce n'est pas l'acceptation du moment joyeux qui rend heureux, c'est l'événement lui-même.

Devons-nous rester de marbre face à tout ce qui nous arrive, que ce soit du plaisir ou de la douleur ?

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MessageSujet: La mort, refuser, accepter   Lun 14 Avr - 16:54

f u c h s i a a écrit:

Donc, la peur n'est pas inutile et ne doit pas être considérée comme une illusion.
Le réflexe indiquant un danger est utile, mais le "sentiment" de peur, est handicapant et pervers. (pervers dans le sens où il limite notre libre arbitre et peut limiter nos capacités de réaction, d'action).

f u c h s i a a écrit:
Justement, on a le choix de les refuser (les faits qui se produisent), créant ainsi l’illusion source de la souffrance.
Quand on accepte les faits, comme la mort d'un proche, nous usons de notre conscience (comme avoir conscience que la mort n'est pas une mauvaise chose, que c'est une conséquence logique qu'il est illogique de refuser puisque inévitable), alors que lorsqu'on refuse les faits, comme la mort, on part du principe que c'est anormal, on espère quelque part, que c'est évitable en préférant ne pas y penser, on tombe alors dans l'illusion, refuser les faits, ne serait ce qu'une partie de ce qui est, revient à être dans l'illusion, et de toute illusion on fini par tomber puisqu'à un moment donné, la "réalité" arrive, le fait se produit, et alors on souffre de se retrouver face à ce qu'on a fui, ignoré trop longtemps.

f u c h s i a a écrit:
On ne refuse pas les faits. Comment le pourrait-on ? Ce n'est pas le refus des faits qui cause la souffrance. C'est l'événement lui-même qui peut faire souffrir (en cas de décès parce qu'il nous prive de la personne aimée par exemple, en cas de maladie, car c'est dur de voir souffrir ceux qu'on aime).
Alors, imaginons que ce sont les faits qui nous communiquent de la souffrance, imaginons que c'est la mort qui nous fait souffrir, dans ce cas, toute mort doit causer de la souffrance, hors, dans nombre de cultures, la mort n'est pas négative, dans certaines, c'est même positif puisque c'est vu comme une libération de l'âme...
il faut se méfier des règles pour lesquelles il y a des exceptions, car elles ne méritent pas le nom de lois universelles, elles indiquent simplement que la règle est partiale, influencée par telle ou telle culture, conditionnement etc...
le fait que tout le monde ne souffre pas de la mort, indique clairement que ce n'est pas la mort qui fait souffrir, mais que ce sont les gens qui interprètent la mort comme quelque chose parfois source de souffrance, et parfois pas, c'est subjectif, si c'est subjectif, c'est que ça relève du mental subjectif influencé par les conditionnements, donc ce n'est pas la mort qui fait souffrir, mais la façon dont nous la voyons.

f u c h s i a a écrit:
Si on transpose sur un fait agréable, ce n'est pas l'acceptation du moment joyeux qui rend heureux, c'est l'événement lui-même.
Qu'est ce qu'un fait agréable, c'est une chose avec laquelle nous entrons en résonance, quelque chose qui vibre comme nous/qui nous fait vibrer, tout comme on s'entend mieux, on aime plus, les gens qui partagent des choses avec nous, qui nous ressemblent en partie..
et lorsque nous sommes face à un fait agréable, nous ne résistons pas (comme on résiste à la mort en la refusant), alors nous vivons ce fait agréable, ou parlons avec un ami sans nous poser de questions, nous profitons (dans le bon sens du terme) simplement du moment présent, de la personne, nous ressentons alors de la joie parce que nous n'avons pas à lutter (contre quelque chose qui ne nous plait pas)...
donc en fait, c'est le fait de se laisser aller sans penser à mal qui est source de joie, et non le fait lui même...
d'ailleurs dans la diversité de tous ce qui existe, il n'y a pas 2 personnes qui éprouvent de la joie pour exactement les mêmes faits, nous interprétons tous les choses différemment en fonctions de nos conditionnements qui déterminent ce que nous acceptons et aimons, et ce que nous refusons (et le refus est source de souffrance)...
certains éprouvent beaucoup de plaisir à jouer au tennis, et d'autres pas du tout, ce n'est donc pas le tennis qui est source de joie, sans quoi, toute personne jouant au tennis aurait du plaisir, mais c'est notre personnalité, nos conditionnements, qui font que l'on apprécie ou pas de jouer au tennis, que l'on éprouve ou pas du plaisir.
Toute chose extérieure est subjective et soumise aux conditionnements lorsque l'ego est présent.

f u c h s i a a écrit:
Devons-nous rester de marbre face à tout ce qui nous arrive, que ce soit du plaisir ou de la douleur ?
Il ne s'agit pas de rester de marbre, mais au lieu d'éprouver des choses suivant nos conditionnements, d'être libre de ne pas souffrir et ainsi être capable d'être heureux, être ouvert au bonheur.
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MessageSujet: Re: l'angoisse   Mar 15 Avr - 12:59

Le fait agréable, on l'accepte et on le vit pleinement. D'accord.

Il en est de même des faits qui nous rendent malheureux. Les vivre pleinement, c'est avoir du chagrin, faire un travail (parfois long) de deuil.

Dans les deux cas, l'égo est concerné.

Si on doit se dire que les moments douloureux ne sont pas de mauvaises choses, on doit faire de même avec les moments agréables et se dire que ce ne sont pas de bonnes choses.

Donc si on ne doit pas souffrir , on ne doit pas jouir non plus.
S'il y a de l'illusion dans les souffrances, il y en a dans les bonnes choses aussi.

Je suis casse-pieds, mon pauvre Wido. Very Happy

Je suis d'accord qu'après une longue vie la mort apparait comme naturelle. Mais la mort et la souffrance touchent aussi de jeunes enfants ou jeunes adultes. On a plus de mal à les accepter.

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Mer 16 Avr - 4:05

f u c h s i a a écrit:
Le fait agréable, on l'accepte et on le vit pleinement. D'accord.
Ce n'est pas le fait que l'on vit bien, mais l'adéquation entre le fait et nous.

f u c h s i a a écrit:
Si on doit se dire que les moments douloureux ne sont pas de mauvaises choses, on doit faire de même avec les moments agréables et se dire que ce ne sont pas de bonnes choses.
En effet, le bien et le mal ne sont que des points de vue subjectifs, c'est notre perception relative qui colore les faits en bons ou mauvais.
En fait, ce qu'on appel le bien, et ce avec quoi on entre en résonance, et inversement.

f u c h s i a a écrit:
Donc si on ne doit pas souffrir, on ne doit pas jouir non plus.
S'il y a de l'illusion dans les souffrances, il y en a dans les bonnes choses aussi.
Tout jugement relève du conditionnement et donc de l'illusion, c'est-à-dire de la perte du libre arbitre.

f u c h s i a a écrit:
Je suis casse-pieds, mon pauvre Wido. Very Happy
lol non du tout :-)

f u c h s i a a écrit:
Je suis d'accord qu'après une longue vie la mort apparaît comme naturelle. Mais la mort et la souffrance touchent aussi de jeunes enfants ou jeunes adultes. On a plus de mal à les accepter.
En effet, alors dis moi, comment l'expliques tu ?
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MessageSujet: Re: l'angoisse   Mer 16 Avr - 13:29

Mais tu ne tiens compte que de ce qui est bien pour toi-même. Et si ce qui est bien pour toi ne plait pas à autrui ? Si ça fait du mal à autrui ?

Un pédophile éprouve du plaisir. C'est bien pour lui de s'adonner à ces horreurs sur des enfants. Il est en adéquation avec ses désirs. Mais les enfants, eux, souffrent, parfois à vie, de ces agissements.

Je crois que tu considères les conditionnements de façon négative.

Si des parents voient leur enfant torturer un animal, ne doivent-ils pas lui faire comprendre qu'un animal est un être vivant et qu'il souffre exactement comme lui quand il se blesse. Ne doivent-ils pas lui apprendre à respecter la vie quelle qu'elle soit ?

Je parle de cas extrêmes, mais il y a d'autres exemples. Ne doit-on pas apprendre aux enfants à ne pas mentir, à ne pas voler, à ne pas se moquer d'autrui.

Tu me demandes de réfléchir au pourquoi on n'accepte pas ou moins bien la mort d'un enfant.

Ce n'est pas parce qu'on est conditionnés à n'accepter la mort qu'à un âge avancé, c'est parce qu'il n'est pas naturel qu'un enfant meure. Pourquoi ne vivrait-il qu'une partie de son enfance et ne connaîtrait-il ni adolescence ni âge adulte ?
Lorsqu'il s'agit d'un père de famille ou d'une mère, est-ce le conditionnement qui fait que leurs enfants soient inconsolables ? On ne les a pas du tout conditionnés à aimer leurs père et mère. Cet amour est naturel.

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Ven 18 Avr - 11:04

Bonjour Fuchsia,

f u c h s i a a écrit:
Mais tu ne tiens compte que de ce qui est bien pour toi-même. Et si ce qui est bien pour toi ne plait pas à autrui ? Si ça fait du mal à autrui ?
Un pédophile éprouve du plaisir. C'est bien pour lui de s'adonner à ces horreurs sur des enfants. Il est en adéquation avec ses désirs. Mais les enfants, eux, souffrent, parfois à vie, de ces agissements.
Ce que fait le pédophile, tout comme tout "mal" que l'on peut faire, vient des envies de l'ego, et combler l'ego le renforce, et renforcer l'ego entraîne une perte de libre arbitre et revient donc à se faire du mal.

f u c h s i a a écrit:
Je crois que tu considères les conditionnements de façon négative.
Rien n'est mauvais en soit, tout dépend de ce que nous en faisons.

f u c h s i a a écrit:
Si des parents voient leur enfant torturer un animal, ne doivent-ils pas lui faire comprendre qu'un animal est un être vivant et qu'il souffre exactement comme lui quand il se blesse. Ne doivent-ils pas lui apprendre à respecter la vie quelle qu'elle soit ?
Si "apprendre"consiste à susciter une prise de conscience, en effet, s'il s'agit de lui "faire entrer dans le crâne" alors cela n'a aucune valeur, aucune substance et une durée limitée.

f u c h s i a a écrit:
Je parle de cas extrêmes, mais il y a d'autres exemples. Ne doit-on pas apprendre aux enfants à ne pas mentir, à ne pas voler, à ne pas se moquer d'autrui.
Naturellement les enfants ne le font pas, ils le constatent chez les plus grands (parents et autres), et le reproduisent pour essayer, car les enfants aiment expérimenter.

f u c h s i a a écrit:
Ce n'est pas parce qu'on est conditionnés à n'accepter la mort qu'à un âge avancé, c'est parce qu'il n'est pas naturel qu'un enfant meure. Pourquoi ne vivrait-il qu'une partie de son enfance et ne connaîtrait-il ni adolescence ni âge adulte ?
Lorsqu'il s'agit d'un père de famille ou d'une mère, est-ce le conditionnement qui fait que leurs enfants soient inconsolables ? On ne les a pas du tout conditionnés à aimer leurs père et mère. Cet amour est naturel.
Pourquoi n'est-il pas naturel qu'un enfant meure ? as tu lu les tables de la lois de la nature où il est écrit "aucun enfant ne doit mourir" ? si ce n'était pas naturel, ça ne pourrait pas se produire...le fait de naître adulte par exemple, n'est pas naturel, et ne se produit pas.
On ne les a pas conditionné à aimer leurs père et mère en effet, on les a conditionné à réagir négativement à la mort.
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MessageSujet: Re: l'angoisse   Ven 18 Avr - 14:54

Oui, bien sûr, un enfant peut mourir. La maladie existe de tout temps. Mais c'est une terrible injustice. Et c'est pour éviter ce genre d'injustice que la médecine a fait des progrès.

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MessageSujet: Re: l'angoisse   Ven 19 Déc - 6:24

f u c h s i a a écrit:
Citation :
Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.
[ André Comte-Sponville ]

Que pensez-vous de cette citation ?
C' est une demi vérité :
pour parler un peu rudement le réel peut être plus angoissant que
l 'incertitude : une bonne attente au cachot avant une bonne séance de torture peut infirmer cette hypothèse .
Je suis sur que Nelson Mandela ne dira pas le contraire .

Toute angoisse est imaginaire ; le réel est son antidote.
Vrai si, et seulement si, tu vis dans l' imaginaire .
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MessageSujet: Re: l'angoisse   Sam 20 Déc - 3:38

C'est que celui qui attend la torture est encore dans l'imaginaire et il peut amplifier sa vision de ce qui va suivre.

La souffrance de la torture n'est plus de l'angoisse, c'est une souffrance qui engage le corps en même temps que l'esprit.

L'angoisse est d'autant plus forte que l'esprit est vacant, non limité par le réel. Les anxiolitiques sont des empêcheurs de penser, ils freinent l'imaginaire.

Combien d'angoisses de conduire cessent dès que le volant est pris en mains.
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