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 Le bouddhisme

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f u c h s i a
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MessageSujet: Le bouddhisme   Mer 27 Fév - 15:14

Arnold-Jack m'a, très justement, fait remarquer qu'on avait entamé une conversation sur le bouddhisme dans la rubrique "présentation de wido".

Donc j'ouvre ce débat sur le bouddhisme.

Il aurait pu être mis dans la rubrique "spiritualité" également.

Il y a un point qui m'empêche d'adhérer complétement à cette philosophie.

Peut-être que quelqu'un de plus informé que moi pourra m'expliquer plus à fond ce point qui me chagrine.

C'est à propos de la souffrance. Il est dit que nos souffrances actuelles sont dues aux méchancetés qu'on aurait pu faire dans des vies antérieures. Je n'adhère pas du tout. Allez expliquer ça à un enfant qui se meurt de leucémie ou autre cancer. Ou à celui qui souffre à cause d'un tiers.

Toujours à propos de la souffrance : elle serait due aussi à l'ignorance. Ignorance de quoi Question

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arnold.jack
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Jeu 28 Fév - 3:29

Je suis assez près de la philosophie bouddhiste et taoïste. Par contre les aspects religieux se recommandant du bouddhisme me choquent assez souvent.

Il est vrai qu’il y a plusieurs niveaux de bouddhisme, selon qu’il concerne des moines ou des séculiers.

Mon point de vue n’est pas celui d’un spécialiste, seulement celui d’un amateur.

Pour ce qui est de la souffrance « héritée » d’une vie passée, on trouve là la notion du Karma : le poids des actes.

Je n’ai pas l’idée qu’un individu se « réincarne » au sens du retour d’une personne. Il s’agit plutôt d’une sorte de responsabilité universelle et collective. Mon présent engage le futur. Il se peut que mes actes rendent le monde à venir meilleur ou pire.

La notion d’un moi permanent ne me semble pas faire partie de la conception du Bouddha. Par contre la destinée des hommes est une construction continue. Le Moi unique, c’est-à-dire la totalité de ce qui est, va bien se trouver plongé dans le monde qu’il a préparé. Tous les individus étant rattachés à ce moi unique, on peut concevoir qu’un être peut bénéficier ou souffrir des actions passées de ceux qui l’ont précédé. L’inexistence d’un moi individuel permanent n’enlève rien à notre responsabilité.

L’ignorance est cause de souffrance dans la mesure ou le savoir peut permettre de modifier notre vie. (La connaissance des dangers de l’amiante va conduire à éviter son emploi).

La connaissance de soi, de la nature de l’esprit et de notre rôle, peut atténuer ou chasser la souffrance. Car il y a une part de subjectivité dans la souffrance : l’angoisse, la culpabilité, le désir d’agir peuvent en exacerber la perception. Mieux connaître les mécanismes de l’esprit, c’est apprendre à se distancier. C’est permettre une réinterprétation du sens de la douleur et de ses mécanismes. En cela Bouddha fut parfois appelé le grand médecin.

Le connais-toi toi-même est aussi un précepte bouddhiste.

Du moins c’est ainsi que je le comprends.
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f u c h s i a
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Jeu 28 Fév - 13:39

Merci, Arnold, je vois les choses comme toi aussi.

Socrate aussi disait : connais-toi toi-même.

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spirit
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Ven 29 Fév - 6:00

f u c h s i a a écrit:

C'est à propos de la souffrance. Il est dit que nos souffrances actuelles sont dues aux méchancetés qu'on aurait pu faire dans des vies antérieures. Je n'adhère pas du tout.
Ce ne sont pas les souffrances qui ont pour cause nos vies antérieures, mais les épreuves que nous vivons, le but étant justement, de nous changer afin de dépasser ce qui nous fait éprouver de la souffrance (notamment).

f u c h s i a a écrit:

Allez expliquer ça à un enfant qui se meurt de leucémie ou autre cancer. Ou à celui qui souffre à cause d'un tiers.
Les enfants conditionnés, la plupart, souffrent en effet, mais on notera également qu'il y a beaucoup plus d'enfants qui vivent bien leurs maladies aussi graves soient-elles que d'adultes, c'est donc bien un problème de conditionnement car plus on grandi sans se déconditionner, plus on l'est, et donc plus on souffre.

f u c h s i a a écrit:

Toujours à propos de la souffrance : elle serait due aussi à l'ignorance. Ignorance de quoi Question
L'ignorance de la cause de la souffrance qui est le fait de refuser ce que nous vivons.
Une souffrance qui est accepté n'est plus une souffrance (une information refusée et interprétée) mais simplement une information.
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Escape
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Jeu 17 Avr - 11:15

Bonjour f u c h s i a,

tu fais allusion à la loi de rétribution karmique qui prend effet sur plusieurs vies consécutives.

C'est dans le B.A.BA du bouddhisme, une des croyances fondamentales.

Cela dit, le bouddhisme zen se comporte comme si cette loi n'existait pas... pour lui seul compte l'ici et maintenant.

Expliquer en quoi cela reste cohérent dépasse les capacités d'un seul message. ;-)
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Ven 18 Avr - 10:44

Bonjour Escape,
bien que ton message ne me soit pas adressé je m'aventure à une réponse...

Escape a écrit:
Bonjour f u c h s i a,
tu fais allusion à la loi de rétribution karmique qui prend effet sur plusieurs vies consécutives.
C'est dans le B.A.BA du bouddhisme, une des croyances fondamentales.
Cela dit, le bouddhisme zen se comporte comme si cette loi n'existait pas... pour lui seul compte l'ici et maintenant.
Expliquer en quoi cela reste cohérent dépasse les capacités d'un seul message. ;-)
Le karma confère l'ensemble des éléments qui nous sont donnés dans une vie afin de provoquer une réponse de notre part, cette réponse consiste en des prises de conscience qui nous épurent, élèvent, font évoluer, nous rapproche de notre esprit (l'esprit étant ce qui est intemporelle), autant de formulation pour parler de la même chose...
et cette prise de conscience ne peut se faire que dans l'instant présent qui est intemporel puisque sans durée...
ainsi, notre passé sert de base à l'édification d'un karma qui s'inscrit dans le temps, et l'instant présent est le moment où la prise de conscience répond au karma.
Le karma dit ce que nous devons faire, l'instant présent est ce que nous faisons.
D'où l'interaction, la relation, entre "destin" (karma) et libre arbitre.
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Ven 18 Avr - 14:36

Bonsoir Wido et Escape,

Je ne comprends pas.

Si l'instant présent est intemporel (car sans durée), il n'y a pas de passé ni de futur. Nous sommes toujours dans l'instant présent et le karma qui nous dit ce que nous devons faire se confond avec l'instant présent où l'on agit.

Donc notre destin s'écrit au fur et à mesure des événements.

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Sam 19 Avr - 6:21

f u c h s i a a écrit:
Si l'instant présent est intemporel (car sans durée), il n'y a pas de passé ni de futur. Nous sommes toujours dans l'instant présent et le karma qui nous dit ce que nous devons faire se confond avec l'instant présent où l'on agit.
Donc notre destin s'écrit au fur et à mesure des événements.
En effet, mon message précédent est formulé du point de vue dualiste prenant en compte karma et instant présent, hors seul existe l'instant présent, la passé et le futur n'étant que des informations auxquelles ont fait appel dans l'instant présent.
On pourrait dire que le karma est la perception temporelle utile dans le monde physique (temporel) permettant d'avoir accès à l'intemporel, sachant, encore une fois, que les terme temporel et intemporel relèvent d'une conception dualiste.
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Lun 21 Avr - 12:57

Wido, les informations dont tu parles, c'est le contenu de notre mémoire ?

Pour bien vivre l'instant présent sans interférences d'aucune sorte, il faudrait n'avoir aucune mémoire ou apprendre à oublier les expérences passées ?

Je crois que tu as raison dans un sens. Il ne faudrait conserver en mémoire que l'utile nécessaire au quotidien et oublier ce qui risque de gâcher l'instant présent.

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Jeu 24 Avr - 6:21

f u c h s i a a écrit:
Wido, les informations dont tu parles, c'est le contenu de notre mémoire ?
Oui en effet, ceci dit, il y a également ce que l'on a intégré, ce qui nous a fait changer, à partir du moment bien sur, où ça ne reste pas uniquement mémoriel.

f u c h s i a a écrit:
Pour bien vivre l'instant présent sans interférences d'aucune sorte, il faudrait n'avoir aucune mémoire ou apprendre à oublier les expériences passées?
Je crois que tu as raison dans un sens. Il ne faudrait conserver en mémoire que l'utile nécessaire au quotidien et oublier ce qui risque de gâcher l'instant présent.
Tout dépend des circonstances, s'il s'agit de réparer une roue, forcément la mémoire est utile, par contre, pour changer, évoluer il est nécessaire que le passé ne soit pas un poids, un handicap...
toute chose, toute idée, toute perception doit être "vue" sous un angle nouveau afin de ne pas subir l'effet répétitif des conditionnements..
peut être arriverons nous à un résultat similaire pour un même sujet d'un jour sur l'autre, car l'important n'est pas de voir les choses autrement, mais de les aborder sous un nouveau jour...
ici il s'agit non de porter l'attention sur un résultat, mais sur, non pas une méthode, car une méthode est répétitive par définition, mais un état d'esprit en perpétuel changement...
de fait, s'il s'agit d'un état d'esprit changeant, on pourrait dire que ne jamais subir des conditionnements, est répétitif et donc contradictoire avec un état d'esprit changeant, mais s'il ne s'agit pas d'une méthode, alors que l'on subisse ou pas un conditionnement ne doit pas émaner de la volonté, sachant que toute volonté émane de l'égo et donc des conditionnements...
autrement dit, il ne faut pas essayer d'éviter les conditionnements, mais le faire parce que l'on est dans cet état d'esprit qui évite les conditionnements...que ceci soit un fait "sur le terrain" et non le fruit d'une volonté, d'une méthode, d'un apprentissage.
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Jeu 24 Avr - 14:28

Oui, mais Wido, se libérer des conditionnements, c'est aussi se constituer une nouvelle personnalité cette façon de voir les événements d'une autre façon.

C'est se constituer un autre moi.

Il faut avoir cette volonté de se déconditionner. Et tu dis la volonté émane de l'égo.

Donc, comment y arriver sans la volonté d'y arriver.

Par ailleurs, j'ai lu que la plupart des affections mentales proviennent d'une altération de l'égo, des difficultés d'identification de soi.

Donc, comment se libérer de tout ce qui a constitué notre personnalité sans tomber dans des névroses. N'y a-t-il pas danger de ne plus savoir qui on est, d'où on vient et de perdre tous nos repères ?

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Dim 27 Avr - 2:54

f u c h s i a a écrit:
Oui, mais Wido, se libérer des conditionnements, c'est aussi se constituer une nouvelle personnalité cette façon de voir les événements d'une autre façon.
Les conditionnements sont les mécanismes psychologiques qui nous ont été inculqués, c'est une personnalité implantée et en rien la notre.

f u c h s i a a écrit:
C'est se constituer un autre moi.
De remplacer un moi artificiel par un moi naturel pour ainsi dire.

f u c h s i a a écrit:
Il faut avoir cette volonté de se déconditionner. Et tu dis la volonté émane de l'égo. Donc, comment y arriver sans la volonté d'y arriver.
Il faut avoir conscience que l'égo est source d'illusion à commencer envers nous même, et cette conscience est libératrice...
tout comme on ne vainc pas le mal par le mal, car cela revient à le renforcer en y participant mais à laisser apparaître la "lumière", la conscience qui chasse sans volonté mais de part sa nature l'ombre et l'inconscience.
On peut le voir comme un travail, on peut le voir comme un lâcher prise, mais il ne s'agit que d'être ce que nous sommes.

f u c h s i a a écrit:
Par ailleurs, j'ai lu que la plupart des affections mentales proviennent d'une altération de l'égo, des difficultés d'identification de soi.
Oui car on a tendance, surtout dans nos sociétés agressives, à essayer de vaincre le mal par le mal en cherchant le bien, on a donc la volonté d'aller mieux, d'être quelqu'un de meilleur, se battre contre ce que nous jugeons mal, suivant ses critères etc mais ceci en se servant du mental, hors le mental est une structure psychologique, une forme de personnalité, inévitable, de fait, on a le mental puis l'on se construit une fausse personnalité basée à la fois sur les conditionnements et l'identification au masque social... au lieu de n'être que des parties, le ça ou l'idéal du moi (suivant que l'on se préfère bon ou mauvais, égoïste ou altruiste), le moi et le surmoi deviennent des personnalités, on pourrait même parler de tri-skizophrénie...
alors que la méthode efficace consiste à épurer le mental ce qui est déconditionnant, et révéler l'esprit, ce que nous sommes naturellement.

f u c h s i a a écrit:
Donc, comment se libérer de tout ce qui a constitué notre personnalité sans tomber dans des névroses. N'y a-t-il pas danger de ne plus savoir qui on est, d'où on vient et de perdre tous nos repères ?
Certains parlent de petite mort, car lorsque la fausse personnalité à laquelle nous nous identifions depuis si longtemps disparaît, ceci est vécu par l'égo comme une mort, une disparition, ce qu'il voit bien sur comme un danger et se rebelle, mais alors l'esprit se révèle et finalement le seul danger, est pour l'égo.
En outre, le fait de dépendre de repères fait partie du conditionnement, et la fin de l'égo signifie en effet l'absence de repères mais nous n'en avons plus besoin si l'esprit est suffisamment révélé car il "contient" l'acceptation de l'impermanence.
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Dim 27 Avr - 10:04

Certains bouddhistes disent que le moi c’est comme un ognon, on peut enlever couche par couche et jamais on ne trouve le cœur. Chaque couche enlevée est une partie de l’ognon et si on enlève tout, il ne reste rien.

Ce qui est fondamental dans l’ognon en question, c’est le phénomène de la vie. Le phénomène a précédé l’ognon. Il a fait d’autres ognons et si on ne l’avait démonté, notre ognon aurait fait de petits ognons.

Notre moi, éphémère, changeant et destructible, c’est tout l’ognon.

Si on retire ceci ou cela, si on annihile le mental, le psychisme, le corps, il ne reste que le principe vital qui nous aura quitté et ira ailleurs. Ce que nous aurons modifié du monde par notre existence continuera ou non à influer sur le monde.

A cause de cette influence nous sommes responsables, nous avons plus ou moins de mérite selon que nous aurons ou non bien servi ce principe vital, à qui nous devons un moment de vie. Le principe vital se « réincarnera » ailleurs, mais plus rien de nous ne sera. Déjà qu’en entier nous étions changeants et éphémères, alors une fois dispersés nos éléments, nos agrégats, aurait dit Bouddha, ne reste que la vie éternelle …

J’imagine qu’un ordinateur est l’ensemble du matériel et des logiciels qui le composent. Il varie selon les travaux qu’on fait avec lui.

S’il pouvait supprimer tout ce qui fait son existence, et qui vient avant lui, ou qui est venu de l’extérieur à lui, il ne resterait rien. Il ne restera que la volonté, extérieure à lui, de fabriquer des ordinateurs … Et aucun ordinateur construit après lui n’aurait obligatoirement à voir avec lui.

Rien de nous ne nous appartient à titre individuel et pourtant nous sommes un élément du processus général. Nous sommes illusoires comme élément individuel et permanent, mais les agrégats qui nous ont constitués resteront dans la chaîne des possibles, différents de nous.

Nous ne faisons que rechercher une sérénité par rapport à des exigences qui sont relatives et nous habitent de façon plus ou moins aléatoires. Et la vie éternelle se sert de cela pour continuer son chemin, obéissant en cela à des lois qui la déterminent.

Ainsi je vois les choses, en ce moment, et ce sera ou non différent demain.
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mar 29 Avr - 13:57

Wido,

Je comprends bien tout ce que tu dis, il s'agit d'être ce que nous sommes.
D'accord.

Mais comment se fait la formation de la personnalité d'un individu ?

En premier, il y a une base biologique (nos gènes, notre tempérament de naissance).

Ensuite, il y a ce que nous inculquent nos parents. Sauf cas extraordinaire, en principe, ils nous inculquent ce qui est bon pour nous.

Ensuite, il y a le contact avec le monde extérieur qui nous fait découvrir peut-être d'autres façons de penser.

Une personne sensée saura faire la part des choses, faire le tri parmi tout ce qui nous est offert au long de notre histoire.

Etre nous-mêmes, c'est très bien, mais il se peut aussi qu'on change au cours d'une vie.

Et si ce qu'on s'est engagés à faire à une certaine époque de notre vie, ne convient plus à une époque ultérieure, devons-nous tout laisser tomber, renoncer aux responsabilités prises vis-à-vis des personnes attachées à notre vie ?

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Lun 5 Mai - 7:11

f u c h s i a a écrit:
Et si ce qu'on s'est engagés à faire à une certaine époque de notre vie, ne convient plus à une époque ultérieure, devons-nous tout laisser tomber, renoncer aux responsabilités prises vis-à-vis des personnes attachées à notre vie ?
Tout est en perpétuel changement, y comprit nous même, rien n'est durable car tout ce qui existe, n'existe que dans l'instant présent...
quelqu'un qui court un 100 mètres, ne court pas 100 mètres, il court un mètre, puis un mètre et ainsi de suite.. s'il éprouve la responsabilité de devoir courir son 100 mètres par exemple aux J.O pour son équipe, son pays, son entraîneur, sa famille, et qu'à un moment donné il se sent mal, il se forcera, risquant ainsi des problèmes de santé, voilà pourquoi il faut perpétuellement rester dans l'instant présent, afin d'être constamment conscient de la situation dans laquelle nous sommes, et ne pas nous projeter dans un avenir incertain.

La responsabilité n'est autre que notre faiblesse à ne pas être conscient de l'instant présent et nous projeter dans l'avenir, des buts etc qui, si nous ne les concrétisons pas, sont sanctionnés par la culpabilité...
un mauvais parent égoïste considère qu'il a la responsabilité d'élever son enfant parce que parfois, il préfèrerait ne pas s'en occuper, alors, la responsabilité le rappel à l'ordre, le rappel à l'autre,
un bon parent qui aime son enfant l'élève sans se forcer, c'est naturel, il n'a pas besoin de se rappeler à l'ordre.

Il n'existe de renoncement, que s'il y a engagement et "sentiment" de responsabilité qui nous pousse à tenir nos engagements parce que nous sommes susceptible d'y renoncer...
Si nous faisons les choses naturellement parce que nous sommes lucides de nous même, alors il n'y a que des relations de cause à effet que l'on assume pleinement...
J'ai rendez vous en ville avec quelqu'un :
si j'ai des peurs en moi, alors j'aurais peur d'être en retard, si je manque de confiance en moi je me dirai que je risque d'oublier le rendez vous, si je manque de confiance en autrui je me dirai qu'il ne viendra peut être pas...

pour palier à ces faiblesses, peurs, manque de confiance, je me contraint à la responsabilité, attention, si j'oubli ou suis en retard, c'est que je suis nul, idiot, un mauvais ami etc et je culpabiliserai.
La responsabilité est une futilité, une faiblesse faite pour compenser notre instabilité, pour palier à nos peurs, pour tenir dans nos mains les choses que l'on voudrait stables alors que tout est en perpétuel changement...
de l'acceptation de l'impermanence naît l'acte lucide dans l'instant présent, d'instant en instant, et la sérénité.
Paradoxalement (en apparence), n'est durable que ce qui est instantané, alors que ce que l'on veut durable, est soumis à toute sortes de variables aléatoires qui mettent en danger toute action.
Si je veux que ma petite amie reste avec moi mais que je manque de confiance en elle, en moi, en notre amour, alors je l'accroche, lui mettant ainsi la pression, alors elle se sent oppressée, enfermée, et s'éloigne petit à petit de son geôlier...
si j'ai confiance en moi, en elle, que je vis simplement l'instant présent dans l'amour simple, lui laisse un espace pour sa personnalité, sa liberté, alors elle se sent bien, heureuse dans cette relation, cet amour partagé.

De toute volonté, désire, naît le "sentiment" de responsabilité qui nous projette dans un avenir incertain causant du manque de confiance qui nous rend incapable d'accomplir sereinement ce qui doit être fait...
du lâcher prise naît l'acte libre d'instant en instant dans la lucidité et l'acceptation de l'impermanence.
Ce que l'on peut appeler la "fiabilité" ne peut venir d'un extérieur incertain, mais d'un intérieur conscient.
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Lun 5 Mai - 14:25

f u c h s i a a écrit:
Wido,


Et si ce qu'on s'est engagés à faire à une certaine époque de notre vie, ne convient plus à une époque ultérieure, devons-nous tout laisser tomber, renoncer aux responsabilités prises vis-à-vis des personnes attachées à notre vie ?

Pourrais-tu nous donner un exemple histoire de pouvoir en discuter?
Parce que dis comme ça, je dirais sans hésiter "oui, il faut changer ce qui ne convient plus ou autrement dit, s'adapter à l'environnement, aux circonstances aux moment présent". Laisser tomber est un peu péjoratif (ça sonne un peu comme de la lâcheté) mais laisser tomber quelque chose d'inutile, qui n'a plus cours, c'est du bon sens, non?

Sinon, être responsable, c'est pouvoir répondre de ses actes, selon moi. Je suis responsable de mon fils car c'est à moi de répondre de ses actes, jusqu'à ce qu'il se débrouille tout seul. Je ne vois pas d'ego là-dedans. Je suis naturellement responsable de lui, sans me forcer.

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Lun 5 Mai - 15:26

Oui, rien de tel pour illustrer que des exemples.

Imagine, une jeune fille qui se marie, a plusieurs enfants et qui, une dizaine d'années après, se rend compte que là n'était pas sa vie rêvée, qu'elle préfèrerait sortir, s'amuser. On ne peut pas dire à cette femme de laisser à l'abandon ses enfants.

Et ce serait l'inviter à vivre égoïstement, donc tout le contraire de ce qui est dit, à savoir ne pas se laisser mener par son égo.

Cette femme voudrait alléger sa vie, mais elle ne le peut pas. Elle a la responsabilité de l'éducation de ses enfants. Il faut qu'elle trouve le bonheur dans ce rôle qu'elle a commencé. Il faut qu'elle apprenne à assumer naturellement ce rôle et y trouver une autre forme de bonheur, qui va être le renoncement à la vie d'amusement qu'elle aurait préférée.

Volonté, désir, dit Wido, entraîne responsabilité sion se projète dans un avenir incertain. Ferions-nous tout notre possible pour réussir s'il n'y avait le désir d'un avenir réussi. Y mettrions-nous toutes nos tripes ? Ne risquerait-on pas de bâcler le travail sans l'éventualité du résultat attendu ?

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mar 6 Mai - 1:12

J'ai l'impression qu'on confond "vivre l'instant présent" avec "faire tout ce qui nous plaît sans se soucier des conséquences". Le carpe diem n'est pas de l'insouciance. Tout n'est pas possible à chaque instant, il ne faut pas faire n'importe quoi. Et justement, vivre l'instant présent, c'est vivre intensément chaque instant. Chaque instant étant vécu comme le dernier, il prend une valeur infinie et cela devrait nous pousser à ne pas le gâcher.
Cette fille qui s'est engagée l'a fait à la légère. Ce n'est qu'au bout de dix ans (mais il n'est jamais trop tard!) qu'elle se réveille. L'état d'éveil dans lequel on est quand on vit l'instant présent devrait permet de sentir que l'engagement avec une certaine personne est ou n'est pas une bonne idée.
Mais une fois engagé, les enfants étant là, nous ne sommes pas enchaînés pour autant. Si on est bien conscient de la situation et qu'il n'y a plus rien qui nous retienne ensemble, alors il faut en parler, et en parler aux enfants aussi. La voie de moindre souffrance serait de se séparer. En restant ensemble alors que rien ne nous retient l'un avec l'autre, causera de frustrations et on reportera toutes ces tentions sur l'autre voire même, sur les enfants. Se séparer d'un commun accord et une explication aux enfants sera peut-être plus douloureux sur le moment, mais à l'échelle de tout une vie, c'est ce qu'il y a de mieux. Rien n'est pour toujours.

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mar 6 Mai - 3:15

A propos de la distance qu’on peut prendre vis-à-vis des choses, n’y a-t-il pas dans le bouddhisme différents niveaux de détachement, selon qu’on soit le moine qui demande l’aumône ou selon qu’on soit le paysan qui cultive ce qu’il donnera au moine.

Bouddha était yogi, la communauté de ces disciples vivait d’aumônes : sans le travail du peuple, et les soucis que cela occasionne, les moines auraient-ils atteint si facilement la sérénité ?

D’où un bouddhisme à plusieurs vitesses, le petit véhicule, le grand véhicule !
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Radéchan
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mar 6 Mai - 4:22

Les moines ne travaillent t-ils pas? En tout cas, je ne pense pas qu'ils fassent des différences entre les individus: ceux qui ont le privilège de pouvoir s'occuper de leur bonheur, de pouvoir méditer sans se soucier du quotidien et les autres, qui doivent trimer pour assurer le confort de quelques privilégiers.

Enfin je ne sais pas. Je verrais ça différemment. Mais j'aimerais avoir le point de vue d'un bouddhiste qui s'y connait un peu. Je me demande si on ne pourrait pas en inviter un ici. Je vais prospecter....

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mar 6 Mai - 13:20

Citation :
Bouddha était yogi, la communauté de ces disciples vivait d’aumônes : sans le travail du peuple, et les soucis que cela occasionne, les moines auraient-ils atteint si facilement la sérénité ?

A quoi sert d'atteindre cette sérénité ? Et d'ailleurs étaient-ils si sereins que ça à vivre de mendicité ? Ils étaient tout de même dépendants. Ils devaient compter sur autrui pour vivre.

A mon avis, le travailleur qui, après une dure journée dans les champs, se repose et médite, atteint une sérénité bien meilleure. Sérénité du corps qui se repose, sérénité de l'esprit d'avoir accompli sa tâche.

Les premiers, ceux qui vivent de mendicité, ne connaissent pas ce repos du corps, et leur esprit est-il si libre que ça ? Ils doivent penser au lendemain et à la crainte de ne pas trouver des donateurs.

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mar 6 Mai - 20:42

C'est pour ça que j'aimerais bien inviter quelqu'un qui en sache un peu plus sur le bouddhisme. Car je ne suis pas sûr que les moines bouddhistes avaient une vie si oisive. J'ai bien entendu parler pourtant de mendicité. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de service rendu...
Bouddha, si tu nous entends, fais nous venir un de tes disciples!!

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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mer 7 Mai - 3:34

Il y a des bouddhismes. Il y a un bouddhisme du grand véhicule pour les populations, un bouddhisme du petit véhicule pour les moines.

A propos du Tibet j’ai entendu qu’un monastère contenait 5000 personnes, jadis, dont 2000 serviteurs. Ce qui ne signifie pas que les moines ne faisaient rien : le rituel, c’étaient eux.

Dans le bouddhisme Zen du Japon, an monastère, les moines se font le ménage, la cuisine, l’entretien de leurs vêtements, des abords…

En Asie du Sud Est, tous les garçons font un stage en monastère, où les moines jouent le rôle de professeurs, apprenant au moins à lire. Et les bonzes défilent pour mendier leur nourriture.

Mais je ne crois pas qu’il y ait, comme dans les monastères chrétiens, de moines bouddhistes infirmiers, agriculteurs, imprimeurs, fabricants de confitures, alcools …

D’une manière générale, quelle que soit la religion, sans le public qui visite, demande des rituels, des conseils, tout cela en payant … comment vivraient les moines qui n’auraient pas de fortune personnelle ?
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mer 7 Mai - 5:16

On se donne de la responsabilité pour se sentir responsable et ainsi créer un repère vis à vis des gens que l'on considère irresponsables et non fiables,
On se demande si les moines bouddhistes sont oisifs ou pas, alors que comme toujours, il y a autant de façons de le vivre que d'individus, testez le bouddhisme et vous saurez ce qu'il vous apporte ou pas, s'il est bon pour vous ou pas,
On remet en question l'"utilité" de la sérénité, comme s'il n'était pas évident qu'il vaut mieux être serein que stressé, tendu ;
pourquoi tant de dépendance, tant de conditionnements, tant de jugements portés sur autrui...
discutez vous pour dénigrer la façon dont vivent les gens, ou pour évoluer vous même..
tant de jugements, et si peut de remise en question intérieure,
pourquoi rester prisonnier du mental, de toutes ces pensées, idées basées sur des connaissances subjectives car exsangues de vécu, d'expérimentation
C'est avec amour que je vous dis ceci, et que ce message heurte votre ego ou pas, je vous en prie, ne vous arrêtez pas à la forme.

(ps le "on" que j'utilise n'est pas condescendant mais impersonnel afin que quiconque puisse mettre ces phrases à la 1ère personne s'il y a lieu).
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Lucius Junius Brutus
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MessageSujet: Re: Le bouddhisme   Mer 7 Mai - 11:16

Citation :
Bouddha, si tu nous entends, fais nous venir un de tes disciples!!
lol!

Citation :
Il y a des bouddhismes. Il y a un bouddhisme du grand véhicule pour les populations, un bouddhisme du petit véhicule pour les moines.

Je ne connais pas trop cette religion mais je suis sur que AnoldJack a raison. Comme pour toutes les grandes religions, il ne faut pas s'imaginer un modèle unique. Il faut différencier déjà le "dogme" tel qu'il est produit par les fondateurs, ou grand penseurs (Boudha, Dalaî Lama et qui sais-je encore?). La façon dont cette pensée est perçue, comprise, pratiquée par le "clergé" (les bonzes en l'occurence) ou les différentes strates de la société (les pauvres, les commerçants, les princes, etc...). Sachant qu'en plus tout ça change d'une culture et d'un pays à l'autre.
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