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 Salutations

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f u c h s i a
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MessageSujet: Re: Salutations   Ven 7 Mar - 14:00

Wido, tu penses bien qu'on a déjà testé de tenter d'occuper son esprit pendant une douleur. On y arrive bien en cas de petites douleurs, mais en cas de grandes souffrances, c'est plus difficile.

Tu dis que c'est le fait de penser la souffrance qui fait qu'on la perçoit. Tu conseilles, à la place, de penser qu'il ne s'agit que d'une simple information. Tu remplaces donc une pensée par une autre pensée. Or, je croyais qu'il fallait se libérer des pensées.

Le problème c'est que nous ne sommes pas seulement "esprits" mais également de "chair et de sang".

Je pense que les rares personnes capables d'une telle maîtrise de l'esprit ne sont déjà plus de ce monde temporel. Elles sont dans une autre dimension.

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MessageSujet: Re: Salutations   Ven 7 Mar - 14:38

f u c h s i a a écrit:
Tu dis que c'est le fait de penser la souffrance qui fait qu'on la perçoit. Tu conseilles, à la place, de penser qu'il ne s'agit que d'une simple information. Tu remplaces donc une pensée par une autre pensée. Or, je croyais qu'il fallait se libérer des pensées.
Je parle de ne pas penser à la douleur lorsqu'on en ressent une car on a conscience que ce n'est qu'une information, il s'agit donc de se libérer de la pensée au moment où elle est gênante...
par contre j'ai parlé de regarder la télévision, là en effet, il s'agit de remplacer une pensée par une autre, ce qui peut être une étape utile...
d'abord remplacer une pensée par une autre pour accroître sa capacité de concentration dénotant d'une maîtrise du mental..
puis simplement éradiquer la pensée lorsque celle ci est gênante.

f u c h s i a a écrit:
Le problème c'est que nous ne sommes pas seulement "esprits" mais également de "chair et de sang".
Certes, mais c'est l'esprit qui a pouvoir sur le corps, et non l'inverse, que l'on constate effectivement la plupart du temps dans nos sociétés modernes. [/quote]

f u c h s i a a écrit:
Je pense que les rares personnes capables d'une telle maîtrise de l'esprit ne sont déjà plus de ce monde temporel. Elles sont dans une autre dimension.
Qu'il y ait des gens capable, plus ou moins de le faire, peu t'importe, l'important est que tu puisses le faire, et pour ceci, il faut que ne te mettes pas de limites, comme penser que c'est hors de ta portée, qu'il faut être exceptionnel etc..
d'ailleurs, c'est une chose que nous faisons parfois sans nous en rendre compte, je n'ai pas d'exemple au moment présent..
On arrive même à renverser, ou créer de nouveaux conditionnements comme les masochistes qui éprouvent un réel plaisir à ressentir de la douleur, l'information qui est "normalement" interprétée comme de la douleur l'est comme du plaisir, elle leur fait produire de l'endorphine (hormone du plaisir) comme dans le cas des gens dit plus "normaux" qui éprouvent du plaisir en ayant des rapports sexuels "classiques", ou jouant au tennis, ou tout autre activité qui fait éprouver du plaisir.
Et ce comportement n'est en rien bizarre, si ce n'est en comparant leur minorité par rapport à la majorité, ce n'est qu'une autre conditionnement, on pourrait se dire que chez eux tout est psychologique (sous entendu une anormalité psychologique) mais tout est psychologique, puisque tout est conditionnement et mécanismes psychologiques dans le mental (celui qui perçoit et interprète).
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f u c h s i a
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MessageSujet: Re: Salutations   Ven 7 Mar - 15:37

Oui, tout à fait d'accord avec toi pour les conditionnements (avec l'exemple précis du masochisme).

D'accord aussi sur le fait que l'esprit peut avoir une action sur le corps.

Mais l'inverse est vrai aussi. De trop grandes souffrances dans le corps provoquent une action sur le mental. L'esprit est en régression. Un corps complètement dénutri à la suite d'une très grave maladie ne peut nourrir son esprit.

Le refoulement est aussi une faculté que nous possédons pour échapper à des situations qui nous ont bouleversés.

Dans certaines grandes souffrances (des parents qui viennent de perdre leur enfant), on ne peut pas dire aux personnes concernées par ce deuil de se concentrer sur autre chose.

On dit que la souffrance est liée à l'attachement, à l'égo, mais dans cet exemple, elle est liée à l'amour, à l'amour que les parents éprouvaient pour leur enfant. On ne peut pas dire que c'est une souffrance en provenance de l'égo. Il est impossible de ne pas souffrir ce genre de douleur quand on a un coeur.

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MessageSujet: La mort   Sam 8 Mar - 5:45

f u c h s i a a écrit:

Mais l'inverse est vrai aussi. De trop grandes souffrances dans le corps provoquent une action sur le mental. L'esprit est en régression. Un corps complètement dénutri à la suite d'une très grave maladie ne peut nourrir son esprit.
Je rappel ceci, l'esprit s'incarne dans un corps en prenant comme outil de perception duel, le mental, l'esprit n'est donc pas le mental, l'esprit est en quelque sorte notre conscience libre, alors que notre mental est notre conscience conditionnée (soumise à notre ego, notre inconscient).
Une fois l'ego dépassé, c'est-à-dire le mental épuré de l'ego, des conditionnements, le mental est un canal pour manifester l'esprit, nous sommes alors libres de nos choix et non dépendants de notre passé.
Avoir l'esprit libre, pour ainsi dire, et donc possible, mais il est certain que la plupart du temps les humains, conditionnés, sont soumis au mental, aux conditionnements, au corps, et lorsque le corps est "dénutri" comme tu dis, c'est le mental est en pâtie et non l'esprit....certains yogi par exemple jeûnent jusqu'a épuisement ultime du corps afin d'affaiblir le mental et qu'ainsi se manifeste plus aisément l'esprit.

f u c h s i a a écrit:
Le refoulement est aussi une faculté que nous possédons pour échapper à des situations qui nous ont bouleversés.
Le refoulement consiste à mettre dans l'inconscient ce que l'on n'est pas capable d'affronter, c'est donc une faiblesse au même titre qu'utiliser une arme pour se faire entendre, respecter etc.

f u c h s i a a écrit:
Dans certaines grandes souffrances (des parents qui viennent de perdre leur enfant), on ne peut pas dire aux personnes concernées par ce deuil de se concentrer sur autre chose.
Ici il ne s'agit pas de penser à autre chose, ni de remplacer une pensée par une autre, encore une fois, la fuite peut nous soulager mais jamais nous soigner, il s'agit ici de voir les choses autrement, de changer d'état mental (état d'esprit est une expression maladroite).
je vais prendre un exemple plus évident pour étayer mes dires et revenir ensuite sur le tien..
Prenons une personne qui souffre, sa famille désire qu'elle soit maintenue en vie car ils l'aime, mais cette personne souffre tant, qu’elle voudrait qu'on la "débranche", n'est-il pas égoïste de vouloir la garder même si pour elle vivre est une souffrance (dans le mesure bien sur où il n'y a aucune chance de guérison). On s'aperçoit ici, que l'on ne veut pas garder la personne pour son bien, mais pour le notre, sa souffrance passe au second plan, et c'est le fait que nous souffririons de la perdre qui nous pousse à vouloir la garder en vie, qui encore une fois, à ce qu'elle souffre elle.
Et il en est toujours de même, nous voulons garder les gens auprès de nous égoïstement, oui je sais, ceci est extrêmement difficile à admettre...
Pour revenir sur ton exemple, certains dirait que l'enfant qui décède est soulagé des maux de la vie, qu'il est mieux au paradis etc, mais ceci revient encore une fois à fuir le fait qu'il faut accepter ce qui est, ce qui arrive, nous jugeons injuste que quelqu'un meurt, mais de quel droit, nous jugeons même parfois qu'une personne âgée qui décède c'est plus normal qu'un enfant, mais de quel droit ! on se dit qu'une personne âgée a déjà beaucoup vécu alors qu'un enfant pas, et alors, n'ont ils pas l'un comme l'autre encore des choses merveilleuses à vivre ?
Toute mort est égale, et la mort ne peut être refusée, c'est une conséquence logique, ce qui nous empêche de l'accepter c'est que notre ego nous dit, Tu vas le perdre, Tu ne vas plus pouvoir le tenir dans tes bras, Tu...c'est-à-dire...Je, Je, Je !!
Certains souffrent parce qu'ils trouvent leur vie injuste, mais ce n'est pas la vie qui est injuste, c'est ce que nous en faisons qui la rend ainsi, alors ils cherchent plus d'argent, une meilleure situation professionnelle, plus d'intelligence, une plus grosse voiture, mais tout ceci n'est qu'une fuite, on n'est heureux de vie que lorsqu'on aime la vie pour ce qu'elle est, quand on ne se dit pas qu'on veut ou mérité plus, mais quand on trouve le simple fait de vivre déjà merveilleux...
Il n'est évidement pas merveilleux qu'une personne décède, mais c'est merveilleux qu'elle ait vécu.
Il est certain que dans nos société Judéo-chrétiennes dont le conditionnement et les influences spirituelles basés sur l'enfer et le paradis, nous sommes rapidement enclin à juger en bien et mal, renforçant ainsi le mental et l'ego, mais dans d'autres cultures, on fête autant la vie que la mort car chez eux, la mort fait partie de la vie.

f u c h s i a a écrit:
On dit que la souffrance est liée à l'attachement, à l'égo, mais dans cet exemple, elle est liée à l'amour, à l'amour que les parents éprouvaient pour leur enfant. On ne peut pas dire que c'est une souffrance en provenance de l'égo. Il est impossible de ne pas souffrir ce genre de douleur quand on a un coeur.
Le véritable Amour est acceptation, le "faux amour" est attachement, quand on aime quelqu'un réellement, on accepte qu'il parte car on ne voit pas son propre intérêt, a savoir "je le perd, je ne le verrai plus", mais l"e sien", à savoir, son chemin de vie dont la mort qui en fait partie est arrivé à tel moment.
Pour différencier l'Amour véritable et le "faux amour" qui est amour égoïste prenons l'exemple des couples ;
si tu aimes quelqu'un de façon égoïste, alors tu l'aime en fonction de tes conditionnements, tu cherche alors en lui ce qui te complète ou ce qui te ressemble, tu cherches donc certains caractéristiques, qu'il est un travail (pour te rassurer sur ses capacités à te faire vivre financièrement), qu'il soit beau (pour que tu puisse être fière de lui en public), qu'il soit intelligent (parce que s'il est intelligent et qu'il t'a choisi c'est que toi même tu dois l'être) etc... hors si certains de ces conditions viennent à changer, alors il y a au minimum des engueulades, afin de le redresser, pour ne pas dire le dresser à être comme tu l'as connu ou comme tu as cru qu'il était, et cela peut même aller jusqu'a la rupture car tu es si déçue de lui, et bien souvent, tu t'en veux toi même de t'être trompée, d'avoir perdu ton temps avec lui...ainsi, l'amour qui repose sur certains caractéristique est quelque chose de fragile, de superficiel et d'inconstant car tout le monde change, lui, mais aussi toi même, ce qu'il était changera, ce que tu cherchais changera de même.
Si tu aimes quelqu'un de façon non égoïste, que tu l'aime parce que le sent, ressent, que tu touches à sa véritable personnalité (et non celle de surface, ses conditionnements, ses possessions matérielles, son aspect physique etc) alors quoi qu'il arrive, tu le soutiendra, et si certains de ses conditionnements, si ou plutôt quand, une partie de sa personnalité de surface changera alors cela n'aura pas d'emprise sur ton amour qui sera encré bien plus profondément.
L'Amour véritable est impossible à définir, je m'arrêterai là, je dirais simplement que l'amour égoïste, nous le portons, parfois comme un fardeau, alors que l'Amour véritable, c'est lui qui nous porte.
Donc, quand on aime de façon égoïste, on a peur que l'"objet" de nos souffrance change, disparaisse, meurt, alors que lorsqu'on aime véritablement, on accepte tout changement car on sait que cet amour n'est pas soumis à la condition première de l'espace-temps, et donc le fait que la personne change, change d'état c'est-à-dire meurt, n'enlève rien à ce que nous ressentons pour elle. Voilà pourquoi l'humanité s'est mise à enterrer ses mort en y ajoutant des objets (hormis le fait de protéger le corps des bêtes sauvages), parce que nous les aimons, même lorsqu'ils ne sont plus là; et l'important n'est pas qu'ils soient là (aspect physique) mais que nous les aimions (spiritualité).
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MessageSujet: Re: Salutations   Sam 8 Mar - 15:34

Bonsoir,

Le refoulement se fait inconsciemment. On ne peut pas accuser l'enfant de faire preuve de faiblesse en cas de refoulement. Pour moi, c'est une sécurité prévue par l'organisme pour protéger l'individu face à des événements qu'il sera incapable d'assumer, non par faiblesse, mais par manque de connaissance, de recul ou d'expérience.

Tu ne m'as pas dit ce que tu entendais par "l'esprit qui s'incarne". D'où vient-il ? N'est-ce-pas notre psychisme qui le concoit de nature immatérielle ?

La conscience libre, c'est l'esprit ?

Avant de considérer sa conscience libre, ne faut-il pas posséder avant une conscience conditionnée ? Car comment aurions-nous conscience d'avoir enfin une conscience libre ?

Une personne peut-elle vivre, tout simplement, sans conditionnements ? Ce n'est pas possible. Déjà, nous avons des conditionnements d'origine biologique (comme l'appétit) sans lesquels nous ne pourrions pas vivre.

On apprend à l'enfant tout petit à vivre en société.

Serions-nous capables de faire des choix personnels sans ces conditionnements ?

Parce que, pour moi, la personnalité d'une personne ne se construit pas seulement par ladite personne. Elle se construit grâce à nos rapports avec les autres, grâce à des modèles, grâce aussi aux modèles à qui on ne veut pas ressembler.

Quel est l'intérêt de jeûner jusqu'à épuisement afin de ne plus être capable de penser ? Pour quel motif faudrait-il atteindre ce pur esprit ?

Le corps peut-il subir longtemps ces privations ?

Ne peut-on atteindre l'esprit autrement qu'en s'infligeant ces épuisements?

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MessageSujet: Re: Salutations   Sam 8 Mar - 17:30

Salutations du soir :-)

f u c h s i a a écrit:
Bonsoir,
Le refoulement se fait inconsciemment. On ne peut pas accuser l'enfant de faire preuve de faiblesse en cas de refoulement. Pour moi, c'est une sécurité prévue par l'organisme pour protéger l'individu face à des événements qu'il sera incapable d'assumer, non par faiblesse, mais par manque de connaissance, de recul ou d'expérience.
Un manque n'est-il pas une faiblesse...
Oui, devant un évènement difficile, au lieu de l'affronter, nous le refoulons, et l'ensemble de ce que nous refoulons forme l'inconscient qui se dote de mécanismes, les conditionnements...
je me fais méchamment larguer par une blonde, au lieu de me remettre en question je lui en veux à elle, je refoule ma frustration des blondes dans mon inconscient qui pour ne pas reproduire l'erreur, la possibilité de souffrir à nouveau de cette erreur, édifie le mécanisme, conditionnement "blonde = fille à éviter" (l'exemple est un peu nul mais il a l'avantage d'être simple)...alors, de quoi est ce que je me protège, des mes erreurs commises avec cette fille, non, je me "protège juste du fait de m'avouer à moi même mes propres erreurs, de l'incapacité de m'assumer comme être imparfait qui commet des erreurs.
Quant aux enfants, ils sont conditionnés par leur parent et la société.
Si cet exemple ne te parle pas, n'hésite pas à me faire part d'exemple qui sont pour toi plus concrets.

f u c h s i a a écrit:
Tu ne m'as pas dit ce que tu entendais par "l'esprit qui s'incarne". D'où vient-il ? N'est ce pas notre psychisme qui le conçoit de nature immatérielle ?
La conscience libre, c'est l'esprit ?
Oui, c'est bien notre mental qui le conçoit immatériel par opposition au matériel, mais en fait, il est à la fois les deux et aucun, car d'une nature qui nous échappe. D'où vient-il, de partout, il est l'essence de l'univers.
Et en effet, on peut parler de conscience libre, ou conscience universelle.

f u c h s i a a écrit:
Avant de considérer sa conscience libre, ne faut-il pas posséder avant une conscience conditionnée ? Car comment aurions-nous conscience d'avoir enfin une conscience libre ?
N'a tu pas conscience d'être libre malgré le fait de ne jamais être allée en prison ? nous en aurions conscience simplement en étant libre en toute chose, sans limite.
je précise, pour certains être libre ça veut dire pouvoir faire des bêtises, comme l'ado qui crois prendre sa liberté en séchant l'école pour aller jouer au foot, mais en prenant cette petite liberté, il se prive de choix futur, ainsi, au prenant cette petite liberté illusoire, il réduit sa liberté globale. De même, on n'aurait pas besoin de lois pour interdire de tuer, si personne n'en avait envie, pour toi (je suppose) comme pour moi, l'idée de tuer quelqu'un ne nous viendrait pas à l'esprit, de fait, la lois qui nous l'interdit est inutile, nous n'avons pas besoin de cette limite car par nature, nous ne sommes pas "du genre" à pouvoir commettre cet acte.

f u c h s i a a écrit:
Une personne peut-elle vivre, tout simplement, sans conditionnements ? Ce n'est pas possible. Déjà, nous avons des conditionnements d'origine biologique (comme l'appétit) sans lesquels nous ne pourrions pas vivre.
Un conditionnement consiste à apporter un comportement de façon involontaire devant une situation... ce dont tu parles ici, manger, n'est pas du conditionnement car il n'a rien d'inconscient, c'est de l'instinct (de survie en l'occurrence), nous ressentons un besoin et avons le choix de la façon d'y répondre, d'ailleurs dans l'anorexie, on choisi de carrément court circuiterie notre instinct, il n'est donc pas sans choix (si ce n'est celui d'y répondre pour vivre) ni inconscient. Il ne nous a pas été inculqué, mais est naturel.

f u c h s i a a écrit:
On apprend à l'enfant tout petit à vivre en société.
Serions-nous capables de faire des choix personnels sans ces conditionnements ?
Un conditionnement étant une réponse inconsciente, non choisie, automatisée à un stimuli, il est forcément un perte de libre arbitre et donc de choix.

f u c h s i a a écrit:
Parce que, pour moi, la personnalité d'une personne ne se construit pas seulement par ladite personne. Elle se construit grâce à nos rapports avec les autres, grâce à des modèles, grâce aussi aux modèles à qui on ne veut pas ressembler.
La personnalité naturelle provient de la façon dont nous réagissons et intégrons nos expériences lorsque notre esprit est manifeste, c'est-à-dire lorsque nous sommes libérés de l'ego...elle s'appuie notamment sur les rapports avec autrui..
la personnalité artificielle repose sur la façon dont se développe notre ego, c'est-à-dire sur les types de conditionnements que nous intégrons, dont les modèle sont un exemple, elle repose exclusivement sur le rapport à autrui.

f u c h s i a a écrit:
Quel est l'intérêt de jeûner jusqu'à épuisement afin de ne plus être capable de penser ? Pour quel motif faudrait-il atteindre ce pur esprit ? Ne peut-on atteindre l'esprit autrement qu'en s'infligeant ces épuisements?
L'intérêt est d'atteindre la non pensée, ce n'est à mon humble avis pas le meilleur car il fait subir un mauvais traitement au corps, la vraie méditation est d'ailleurs un moyen indolore et au moins aussi efficace.
L'intérêt d'atteindre l'esprit, c'est voir ce que nous sommes réellement, au delà de la fausse personnalité, de l'ego, des conditionnements et du mental limité.

f u c h s i a a écrit:
Le corps peut-il subir longtemps ces privations ?
vraisemblablement mais il a ses limites évidement.
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MessageSujet: Re: Salutations   Dim 9 Mar - 4:58

Bonjour,

Je reviens sur ceci :
Citation :
l'esprit s'incarne dans un corps en prenant comme outil de perception duel, le mental, l'esprit n'est donc pas le mental, l'esprit est en quelque sorte notre conscience libre, alors que notre mental est notre conscience conditionnée

L'esprit a donc bien besoin du mental pour être perçu.

Puisque le mental est la conscience conditionnée, et qu'on a besoin de son mental pour percevoir l'esprit, quand on a réussi à se déconditionner, le mental devient la conscience libre, donc l'esprit ?

Tu vois ce que je veux dire et pourquoi je confonds tant esprit et mental ?

Esprit = conscience libre
Mental = conscience conditionnée

Après un travail de déconditionnement :

Mental = conscience libre = esprit
Question

L'outil de perception qui était le mental conditionné est, après déconditionnement, à la fois outil de perception et l'objet même de cette perception.

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MessageSujet: Re: Salutations   Dim 9 Mar - 7:16

f u c h s i a a écrit:
L'esprit a donc bien besoin du mental pour être perçu. Puisque le mental est la conscience conditionnée, et qu'on a besoin de son mental pour percevoir l'esprit, quand on a réussi à se déconditionner, le mental devient la conscience libre, donc l'esprit ?
Tu vois ce que je veux dire et pourquoi je confonds tant esprit et mental ? L'outil de perception qui était le mental conditionné est, après déconditionnement, à la fois outil de perception et l'objet même de cette perception
Ma phrase est très mal formulée voir trompeuse, tu semble cependant avoir bien senti ce que j'essaie de faire passer, je résume...
L'esprit, chez un incarnée, doit passer par le mental pour se manifester.
Puisque le mental est la conscience conditionnée, et qu'on a besoin de son mental pour percevoir et révéler l'esprit, quand on a réussi à se déconditionner, le mental devient le canal de la conscience libre, donc l'esprit.
Le mental ne devient pas l'esprit, la conscience libre, une fois épuré des conditionnements, de l'emprise de l'ego, il n'est plus un outil manipulé par l'ego mais un canal qui manifeste l'esprit.
Le mental ne peut pas être éradiquer, disparaître, mais il peut être épuré afin de devenir un simple canal ...
précision, le mental de nature duel, continu toujours de percevoir de façon duelle, et heureusement car cela nous est utile dans nos actes quotidiens, il peut aussi devenir trinitaire, et concevoir l'unicité, mais l'unicité n'émane que de l'esprit, il peut devenir un canal à la manifestation de l'unicité mais ne peut le devenir lui même, voilà pourquoi le ressenti est une chose que le mental est incapable de comprendre, nous ne pouvons, en manifestant l'esprit, que ressentir et non comprendre nos ressenti.
Le ressenti n'est pas l'émotion, l'émotion consiste à éprouver quelque chose pour quelque chose ou quelqu'un, ceci relève des pulsions, c'est duel, le ressenti consiste à faire un avec quelque chose...
--> "j'aime pour telle raison" : dualisme moi et lui, condition de raison
Le sentiment est une perception spirituelle de l'émotion, mais il relève toujours du mental
--> "j'aime" : dualisme moi et lui, sans condition
Quand on aime égoïstement, "Je" aime quelque chose pour telle raison..
quand on aime vraiment, qu'il y a un ressenti, je fais un avec...
L'amour égoïste envers un humain est basé sur le fait de donner et recevoir
L'Amour spirituel avec un humain est un partage, une union.
--> amour partagé, absence de dualisme, absence de condition

Esprit = conscience libre
Mental = conscience conditionnée
Après un travail de déconditionnement :
Mental = canal de la conscience libre, de l'esprit

Précision : le mot conscience est porteur, comme tout mot, de connotations, j'apporte donc cette précision :
la conscience qui relève du mental est duelle : "je" ai conscience "de"
la conscience qui relève de l'esprit est unitaire : "il y a conscience", je ne suis pas conscient de quelque chose, je fais un avec cette chose, je ne suis pas limité par la compréhension, je ressent "la chose" et moi même dans son entièreté...
Regardant un cube :
l'égo voit une face et dit, cet objet (le cube) et un carré
le mental épuré de l'égo voit une face et déduit les autres, il déduit, dit cet objet est un cube (bien qu'il ne le voit pas en entier et émet donc une déduction logique mais hypothétique
L'esprit ressent le cube car il fait un avec lui comme avec toute chose, c'est à dire de l'énergie en vibration comme lui même l'est, et se sert alors du mental pour dire : ressent toutes ces face, ressent le entièrement, fais un avec lui.
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MessageSujet: Re: Salutations   Dim 9 Mar - 8:38

Citation :
L'esprit, chez un incarnée, doit passer par le mental pour se manifester.

Tu veux dire que l'esprit existe aussi dans les choses qui n'ont pas de conscience, dont inanimées.

Il ne passe donc pas par le mental. Par où passe-t-il ? Il ne peut se manifester. Comment peut-on savoir qu'une montagne, par exemple, est habitée par l'esprit ?

Je conçois bien que l'esprit du créateur se reconnaît dans l'oeuvre créée, mais est-ce le même esprit que celui dont on parle ? Je parle ici des objets créés par l'homme que ce soit une musique, un tableau, un meuble, un objet quelconque.

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MessageSujet: Re: Salutations   Dim 9 Mar - 9:47

f u c h s i a a écrit:

Tu veux dire que l'esprit existe aussi dans les choses qui n'ont pas de conscience, dont inanimées.
oui, l'esprit dont je parle est ce qui anime toute chose, c'est l'essence de toute chose...l'esprit dont parlent les religieux faisant référence à un dieu, est un esprit identifié au mental, c'est-à-dire un esprit pensant, il serait donc plus correcte de l'appeler conscience.

f u c h s i a a écrit:
Il ne passe donc pas par le mental. Par où passe-t-il ? Il ne peut se manifester. Comment peut-on savoir qu'une montagne, par exemple, est habitée par l'esprit ?
L'esprit dont je parle est présent en toute chose, mais notre outil pour lui permettre de se manifester, pour que ;'on puisse en être conscient en quelque sorte, c'est bien le mental qui est alors un canal, un support.

f u c h s i a a écrit:
Je conçois bien que l'esprit du créateur se reconnaît dans l'oeuvre créée, mais est-ce le même esprit que celui dont on parle ? Je parle ici des objets créés par l'homme que ce soit une musique, un tableau, un meuble, un objet quelconque.
Non en effet, l'esprit dont je parle n'est pas personnifié, limité, local, il ne s'agit pas d'un être conscient, mais de la conscience même présente aussi bien chez les être que dans toute chose.
Les objets créés par l'homme que ce soit une musique, un tableau, un meuble, un objet quelconque sont les manifestations physiques de l'esprit doté d'une information vibratoire personnelle...
comme le dit la physique quantique, tout est énergie en vibration, et une partie de cette énergie se manifeste sous forme physique que lorsqu'il y a une conscience qui le dote d'une information particulière.
En quelque sorte, il y a l'énergie universelle, en pensant à du bois, c'est comme si je prenais une partie de cette énergie universelle en lui donnant l'information "je suis du bois", "je suis telle note de musique", cette énergie se manifeste alors physiquement sous la forme que lui confère l'information... c'est un peu comme les cellules souches, qui peuvent devenir un bras, un globule rouge (je simplifie) et c'est le cerveau qui par nécessité d'organisation afin d'aboutir à un organisme entier, envoie les information bras, globule rouge etc à différentes cellules souches qui se mettent alors à le devenir.
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MessageSujet: Re: Salutations   Lun 10 Mar - 13:15

Bonsoir Wido,

Citation :
comme le dit la physique quantique, tout est énergie en vibration, et une partie de cette énergie se manifeste sous forme physique que lorsqu'il y a une conscience qui le dote d'une information particulière.

Imagine qu'une maladie atteigne tous les humains, que le cerveau de tous les êtres dotés de conscience est détruit au point qu'il n'y ait plus aucune conscience de rien du tout, plus d'information. Tu veux dire qu'il n'y a plus de matière ? Ne reste que l'énergie ? Un mouvement de particules incapables de s'associer ?

Si, pour qu'il y ait une forme physique, il faut une conscience pour la concevoir, cela veut dire que le monde n'existe que parce qu'il y a des êtres conscients de son existence ?

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MessageSujet: Re: Salutations   Lun 10 Mar - 16:57

f u c h s i a a écrit:

Imagine qu'une maladie atteigne tous les humains, que le cerveau de tous les êtres dotés de conscience est détruit au point qu'il n'y ait plus aucune conscience de rien du tout, plus d'information. Tu veux dire qu'il n'y a plus de matière ? Ne reste que l'énergie ? Un mouvement de particules incapables de s'associer ?
La conscience ne crée pas de l'énergie que l'on appel matière, elle crée une interprétation de l'énergie que l'on appel matière, l'énergie existe par elle même, et la matière est un interprétation de cette énergie qui s'organise en interaction avec la conscience...
s'il n'y avait plus de conscience humaine, il y aurait les consciences animales diverses, mais en effet, si l'on enlevait toute conscience aussi basique soit-elle de l'univers, alors cet univers physique n'existant pour personne, cesserait d'exister pour la conscience humaine, mais l'univers n'ayant pas que la dimension physique, les autres plans ou dimension existeraient toujours, ou du moins, l'univers dans son essence énergétique.
Les particules, ou quantas, continueraient à exister, voir à se combiner indépendamment de la conscience humaine, comme c'est le cas depuis le big bang et avant que l'humain n'existe (je ne rentre pas dans le détails de quand est-on passé de l'animal à l'humain, c'est un autre sujet), mais pas indépendamment de la conscience universelle, car l'Energie fondamental est aussi conscience, je ne connais pas de mot unissant des deux termes alors disons la conscénergie, tout comme l'espace et le temps étaient jadis deux notions distinctes qui furent unifiées en une, l'espace-temps.
L'univers existe de part sa nature conscénergie et peut créer, posséder un plan de nature limité dans lequel des consciences limités telle que la conscience humaine on pouvoir sur cette énergie limités que nous appelons plan physique.
Autrement dit, l'univers conscénergie peut être vue par un être limité comme une unité ayant différents plans dans lesquels les consciences limités perçoivent et interagissent avec des manifestations limités d'énergies.
Exemple simpliste : L'univers conscénergie possède les qualités abcdef...xyz. Une partie de cette conscience universelle se voit être limitée en intégrant un véhicule (comme l'est l'ensemble corps-mental pour l'être humain) possédant les caractéristiques gtl, alors cette conscience limitée ne percevant que les propriétés gtl n'interagit qu'avec celles-ci et se crée une idée que l'univers ne possède que les propriétés gtl.
Si cette conscience disparaît, son idée de l'univers gtl disparaît avec elle, ce qui revient à dire que l'univers gtl lui même cesse d'exister car il n'existait que pour elle. Mais cela n'implique aucunement, ni que l'univers abcde...xyz cesse d'exister, ni que les propriétés gtl cessent d'exister au sein de l'univers abcde...xyz.

Annexe :
[La perception d'un atome par exemple pose le problème suivant, pour le "voir" avec nos appareils sophistiqués, on envoie du lui un rayon, un laser me semble t-il, et de ce que l'on observe, on peut dire soit où est l'atome, mais pas ce qu'il est, soit l'inverse, ceci, parce que le fait de le "voir", de projeter un rayon dessus, comme le fait de regarder un objet quelconque avec nos yeux, interagit avec l'atome. Le fait de voir un objet ne consiste à a être passif, notre conscience va vers l'objet qui nous envoie des photons, dans tout regard, il y a une interaction, une relation, un échange.]

f u c h s i a a écrit:
Si, pour qu'il y ait une forme physique, il faut une conscience pour la concevoir, cela veut dire que le monde n'existe que parce qu'il y a des êtres conscients de son existence ?
Il n'y a l'interprétation d'un monde physique que tant qu'il y a une conscience qui le perçoit comme physique, (le bois est du bois car je le perçoit comme du bois) mais si ma conscience s'élargie (et non mon intelligence) alors je suis à même de percevoir l'énergie sous jacente, que j'interprété comme du bois (je peux conceptualiser et créer par interaction, projection la nature bois, mais je peux aussi réorganiser ou réinterpréter la nature de ce que je perçois comme du bois en autre chose), voilà le secret de la pierre philosophale (en résumé très sommaire).
L'alchimie véritable consiste à changer la manifestation d'une interprétation en une autre en accédant à son essence. L'alchimie basique consiste à intervenir sur les objets avec des résultats forcément basiques (comme en chimie), l'alchimie véritable consiste à changer la nature de son esprit (ou révéler l'esprit) afin de modifier la nature des choses, la manifestation des énergies (changer le plomb en or).
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MessageSujet: Re: Salutations   Mar 11 Mar - 13:43

Bonsoir Wido,

Mais cette interprétation que tu as de la conscience/énergie est aussi une production de ton cerveau, ton intelligence. C'est une conception/information aussi.

Pour l'atome, je pense que tu veux parler de ses subdivisions qu'on ne peut voir. Le regard n'a d'influence que sur notre interprétation du mouvement desdits électrons. Je ne pense pas que leur mouvement soit modifié par notre regard. C'est notre interprétation qui peut avoir de multiples facettes.

Tu crois qu'il est possible de modifier la nature des choses par l'esprit ? Transformer un poison en aliment consommable ? Transformer un salon en synthétique en salon de cuir ? Et imagine que quelqu'un se trompe et transforme l'oxygène en gaz carbonique ? Very Happy

Quant à l'or, c'est l'homme qui lui a attribué plus de valeur qu'au plomb.
Pour l'univers, tout a sa raison d'être.

Une remarque, si un humain est capable de telles performances, ne va-t-il pas se prendre pour "Dieu" ?

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MessageSujet: Re: Salutations   Mer 12 Mar - 5:09

f u c h s i a a écrit:

Tu crois qu'il est possible de modifier la nature des choses par l'esprit ?
Pas la nature, mais la manifestation de l'énergie.

f u c h s i a a écrit:
Une remarque, si un humain est capable de telles performances, ne va-t-il pas se prendre pour "Dieu" ?
Encore faut-il croire en un Dieu.
Peut-être penses tu que les scientifiques qui manipulent d'ADN ne prennent pour Dieu.
L'Homme n'est qu'au début de son évolution.
L'Homme regarde ce qu'il appel dieu comme un enfant regarde un adulte, puis un jour il devient adulte et se rend compte que l'idée qu'il s'en faisait est bien différente de la "réalité".
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MessageSujet: Re: Salutations   Mer 12 Mar - 14:46

Bonsoir,

Je cherche à comprendre.

Voici un morceau de bois. Tout le monde s'accorde à dire que c'est du bois, car à peu près universellement, on sait ce qu'est du bois. On peut même dire de quel bois il s'agit selon sa texture, sa résistance, sa couleur etc.

Par un travail de l'esprit, donc du mental qui est son support d'interprétation, certains parviennent à se faire une autre idée de ce morceau de bois. Je veux bien le croire, mais est-ce que ça change intrinsèquement la nature de ce morceau de bois qui reste égal à lui-même. Pour la majorité, il est toujours un morceau de bois.

Si dans la foule quelqu'un s'écrie qu'il ne voit pas du bois, mais un oiseau, par exemple, ne va-t-il pas se faire passer pour un original, ou un consommateur d'hallucinogène ?

Mais je crois, tout de même, que, devant un morceau de bois, chacun en fait son interprétation : l'un va dire, il ferait un bon feu de cheminée, un autre, plus artiste, dira qu'il pourrait en tirer une belle sculpture.

Devant un arc-en-ciel, certains vont être émerveillés par ces couleurs qui s'inscrivent dans le ciel, d'autres ne vont voir que le phénomène météo, et palabrer sur la cause technique de l'événement.

Chacun interpréterait donc les choses selon sa sensibilité et ses conditionnements. Là, je suis bien d'accord.

Il me semble que tu ne fasses pas de différence entre les choses et les êtres vivants. Oui, tout est animé de ce mouvement universel. Mais l'Homme a une mobilité et une faculté de choix que n'a pas, par exemple, une montagne.

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MessageSujet: Re: Salutations   Mer 12 Mar - 18:48

f u c h s i a a écrit:

Par un travail de l'esprit, donc du mental qui est son support d'interprétation, certains parviennent à se faire une autre idée de ce morceau de bois. Je veux bien le croire, mais est-ce que ça change intrinsèquement la nature de ce morceau de bois qui reste égal à lui-même. Pour la majorité, il est toujours un morceau de bois. Si dans la foule quelqu'un s'écrie qu'il ne voit pas du bois, mais un oiseau, par exemple, ne va-t-il pas se faire passer pour un original, ou un consommateur d'hallucinogène ?
Tout est énergie-conscience, l'important n'est en fait pas comment nous la percevons mais la façon dont nous l'appréhendons...

f u c h s i a a écrit:

Devant un arc-en-ciel, certains vont être émerveillés par ces couleurs qui s'inscrivent dans le ciel, d'autres ne vont voir que le phénomène météo, et palabrer sur la cause technique de l'événement. Chacun interpréterait donc les choses selon sa sensibilité et ses conditionnements. Là, je suis bien d'accord.
Exactement, l'intérêt d'un mental ouvert, c'est qu'il ne s'arrête pas à une perception, mais perçoit la chose dans sa globalité...
Ne voir que la cause technique, est vide de d'émotion...
Ne voir que les couleurs, est vide de profondeur,
Avoir conscience de tous les aspects, nous met en contact direct avec la chose en question est alors ce n'est plus que de l'émotion, mais un ressenti, faire un avec la dite chose, "je" ne suis plus un "moi"qui voit un coucher de soleil, mais je fais un avec lui, il n'y a plus de séparation, limite, entre moi et lui, nous faisons un.

f u c h s i a a écrit:
Il me semble que tu ne fasses pas de différence entre les choses et les êtres vivants. Oui, tout est animé de ce mouvement universel. Mais l'Homme a une mobilité et une faculté de choix que n'a pas, par exemple, une montagne.
Le fait de ne pas attribuer de hiérarchie dans les manifestations du tout, de l'énergie-conscience, rend évidente l'importance égale de toute chose...
Si l'on édifie une hiérarchie, faisant passer l'existence de la conscience humaine au dessus de l'existence des montagnes cela revient à dire que l'on peut se priver des montagnes, que la conscience humaine est prioritaire...hors comment profiter d'une balade en montagne, ou de sa beauté, si elle n'existe pas..
tout est égale en importance, et tout est relié...
encore une fois, tout ceci se sent, cela doit découler d'une forme de sagesse et non de connaissances apprises, car la généralisation engendre l'erreur...
un lion n'est pas moins important q'un humain...
si un lion s'attaque à un humain et que la seule possibilité de sauver l'humain consiste à tuer le lion, il faut écouter son intuition...
Ce lion que l'on vient de tuer allait peut être tuer une antilope qu'il n'aurait pas fini de manger et dont les restes aurait permit de sauver un enfant (ou plusieurs) perdu dans la savane qui, vu que lion a été tué, n'a pas eu accès aux restes de l'antilope, et est mort de faim. (va t'on se dire que si il s'agit d'un enfant (qui n'est pas le notre ?) contre un autre on sauvera celui qui est devant nous mais que s'il s'agit de plusieurs alors on priviligira le nombre, le 1er problème, c'est justement qu'on l'ignore).
si l'humain est son fils, on n'hésite pas, si c'est un dictateur sanguinaire, on va hésiter voir se dire "tant mieux" ?...
Voilà pourquoi le mental,, l'intelligence étant limité, se reposer sur lui/elle ne peut que mener à l'erreur, le mental n'a d'intérêt que lorsqu'il est épuré et qu'il manifeste l'esprit (ou tout du moins que l'on écoute son intuition qui n'est autre qu'un "message" de l'esprit).
Nous sommes incapable de connaître (suivant la théorie du chaos, le fait que tout est relié) toutes les conséquences de nos actes, alors à quoi bon essayer de tout comprendre, c'est impossible, par contre, nous pouvons user de sagesse qui se repose sur l'intuition, qui est la manifestation de l'esprit.
L'intelligence a sa juste place pour les choses pratiques..
J'ai usé de sagesse, ressenti de l'instant présent ce qui m'a fait décider de tuer ou pas le lion, et si je le fais, alors mon intelligence me permet de savoir comment le tuer, découper la viande...
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MessageSujet: Re: Salutations   Jeu 13 Mar - 13:58

Importantes questions :

Pourquoi y a-t-il des dictateurs sanguinaires ?

Pourquoi y a-t-il des guerres ?

Le fait de dire que tout se vaut, alors ils et elles ont des raisons d'être.

Comment ne peut-on faire qu'un avec un dictateur, avec la guerre ?

Le lion agit selon son instinct. Il tue la gazelle pour se nourrir.

Pourquoi, chez l'Homme, se trouve-t-il autant de variétés ? Il y a des hommes pacifiques qui ne feraient pas de mal à une mouche. D'autres sont capables des pires atrocités.

On ne peut pas dire que tout se vaut.

Toi-même fait la distinction entre la tristesse de n'avoir pas pu sauver un enfant et la satisfaction d'avoir peut-être permis d'éliminer un dictateur sanguinaire.

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MessageSujet: Re: Salutations   Ven 14 Mar - 7:16

f u c h s i a a écrit:

Pourquoi y a-t-il des dictateurs sanguinaires ?
Parce qu'il y a des gens égoïstes

f u c h s i a a écrit:
Pourquoi y a-t-il des guerres ?
Parce que les gens égoïstes qui ne font pas de travail sur eux contaminent les autres, effet de masse.

f u c h s i a a écrit:
Le fait de dire que tout se vaut, alors ils et elles ont des raisons d'être.
Pas une raison sur un plan divin, suivant les volontés d'un dieu, mais suivant les conséquences logiques des causes pré citées.

f u c h s i a a écrit:
Comment ne peut-on faire qu'un avec un dictateur, avec la guerre ?
En se "mettant à sa place", en comprenant pourquoi il fait ça, en prenant conscience que tout être jugé comme mauvais est avant tout quelqu'un qui souffre et parce qu'il ne fait pas de travail sur lui, fait souffrir autrui.

f u c h s i a a écrit:
Le lion agit selon son instinct. Il tue la gazelle pour se nourrir.
Pourquoi, chez l'Homme, se trouve-t-il autant de variétés ? Il y a des hommes pacifiques qui ne feraient pas de mal à une mouche. D'autres sont capables des pires atrocités.
Parce qu'il y a une variété de conscience de soi, plus on est conscient, plus on s'intègre à la vie, l'existence, moins on est conscient, plus on souffre et le reproche à autrui en le condamnant, en le jugeant.
Si je me sent supérieur à ce que je suis pour autrui (complexe de supériorité profond), je me sent rabaissé, on me renvoie une image faible de moi, et je m'identifie à cette faiblesse et compense (complexe d'infériorité apparent), mais refusant cette faiblesse, la refoulant, tout un tas d'émotions négatives, de peur, de colère etc se logent dans mon inconscient, alors j'accuse autrui d'être la source de mon malheur, et je deviens méchant. (ce que l'on jugé méchant est le fait de rabaiser autrui en reportant sur lui le mal que l'on éprouve, je souffre de pas avoir assez d'argent, je vole, je me sent faible intellectuellement, j'insulte, je trouve mon pays faible, je fais la guerre etc.).
Si j'ai conscience de ce que je suis, j'ai confiance en moi, alors je n'ai plus besoin d'autrui pour me construire, je ne me sert plus d'autrui, j'ai un rapport entier, profond, véritable, devant tout jugement négatif à mon égard, je ne doute pas (même si je me remet en question perpétuellement), n'ayant rien à refouler, je n'ai pas de colère ni besoin de porter un jugement qui me rassure, je suis alors en paix et n'ai aucun besoin de me venger, de faire du "mal".

f u c h s i a a écrit:
On ne peut pas dire que tout se vaut.
Toi-même fait la distinction entre la tristesse de n'avoir pas pu sauver un enfant et la satisfaction d'avoir peut-être permis d'éliminer un dictateur sanguinaire.
Je connais la différence du point de vue dualiste, cela ne veut pas dire que j'y suis, c'est-à-dire, je peux me placer du point de vue duel pour comprendre les gens dualistes, mais n'éprouve aucun trouble car je n'y suis pas soumis. Dans ce que j'ai dis, j'ai posé des questions afin de susciter un doute intellectuel, mais je n'y ai pas répondu, car je ne suis pas un donneur de vérité, mais un "susciteur" de l'esprit de vérité, un donneur de choix, et non de leçons. J'essaie de faire partager, ressentir un état d'esprit non duel libérateur, ou devrais je dire, qui m'a libéré, mais je ne prétends pas qu'il est absolu, valable pour tout le monde (ni d'ailleurs le communiquer correctement)....
et ce que j'ai constaté, c'est que dans la plupart des cas, les gens tentent de comprendre, pendant des mois parfois ce que je dis, et n'y arrivent jamais par ce biais là, car aucune intelligence n'est à même de ressentir ce que je dis, l'intelligence n'est pas le bon "outil", je reconnaît l'attrait qu'il a, mais à un moment donné, il est nécessaire de lâcher prise, ne plus essayer de comprendre, mais ressentir, alors on a véritablement le choix de constater si ça nous apporte quelque chose ou pas.
(j'espère que tu ne verras pas cette digression sur ma façon de communiquer comme une marque d'ego).
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MessageSujet: Re: Salutations   Ven 14 Mar - 17:17

Pourtant c'est en essayant de comprendre pourquoi la guerre, pourquoi les violences qu'on réussira à les éradiquer.

Ce n'est pas en "lâchant prise" qu'on y arrivera.

N'est-ce pas baisser les bras , se dire "à quoi bon"?

En disant que les dictateurs sanguinaires font souffrir parce qu'ils souffrent eux-mêmes, n'est-ce pas leur donner notre aval ? Nous faire croire qu'ils sont victimes fait partie de leur entreprise de démolition. On ne va pas les plaindre non plus ! Plaignent-ils leurs victimes ? qui, elles, sont bel et bien des victimes.

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MessageSujet: Re: Salutations   Dim 16 Mar - 17:24

f u c h s i a a écrit:

Pourtant c'est en essayant de comprendre pourquoi la guerre, pourquoi les violences qu'on réussira à les éradiquer.
S'il suffisait de comprendre que c'est l'égo qui cause les guerres, la plupart sachant que nous vivons dans un monde où les "maîtres" (des multinationales etc) sont égoïstes, nous aurions déjà résolu le problème, ce qu'il faudrait c'est qu'en fait chacun de nous arrête de cautionner le système en en faisant partit, en étant égoïste, tout en le décriant. Qu'y a t'il de plus hypocrite.

f u c h s i a a écrit:
Ce n'est pas en "lâchant prise" qu'on y arrivera.
En lâchant prise chacun de nous à l'égo, les conditionnements, les peurs etc, alors nous ça se fera, nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous pouvons nous changer nous même, et sachant que nous faisons partie du monde, en nous changeant, nous changeons une partie du monde.

f u c h s i a a écrit:
N'est-ce pas baisser les bras, se dire "à quoi bon"?
Il s'agit d'employer le bonne méthode même si elle semble trop modeste, car il vaut mieux faire peu de bien que beaucoup et mal, quand on est dans des sables mouvant, mieux vaut attraper doucement une corde, que battre des bras pour atteindre le bord.

f u c h s i a a écrit:
En disant que les dictateurs sanguinaires font souffrir parce qu'ils souffrent eux-mêmes, n'est-ce pas leur donner notre aval ? Nous faire croire qu'ils sont victimes fait partie de leur entreprise de démolition. On ne va pas les plaindre non plus ! Plaignent-ils leurs victimes ? qui, elles, sont bel et bien des victimes.
Dire que les dictateurs sanguinaires font souffrir parce qu'ils souffrent eux-mêmes ne revient pas à leur donner notre aval, car nous ne cautionnons pas ce qu'ils font, il ne s'agit pas plus de les excuser, il s'agit de comprendre pourquoi ils le font et ainsi trouver la bonne méthode pour qu'ils arrêtent, le mal engendre le mal, mettre quelqu'un en prison, ne le calme pas, tout au contraire, il en sortira encore plus seul, meurtri et s'il ne commettent pas à nouveau pas de crime, c'est parce qu'on lui a appris à avoir peur (d'y retourner) et non à ne plus être comme il est. Evidement je ne généralise pas, certains en profitent pour se remettre en question, ce que la société se montre incapable de faire.
Cela revient à , lorsqu'un enfant fait une bêtise, lui expliquer en quoi ce qu'il a fait est mal pour qu'il comprenne et change de façon de penser et non lui taper dessus.
Taper sur un enfant gentil, le rend rebelle et méchant, taper sur un enfant méchant, en fait un adulte méchant, et ne retenant toujours pas la leçon, nous lui tapons aussi dessus lorsqu'il est adulte.
C’est tellement plus facile de condamner, de vilipender, de frapper, que de chercher à comprendre pourquoi tel enfant ou adulte à tel ou tel comportement. (Ne te sens bien sur pas visée par cette dernière observation).
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MessageSujet: Re: Salutations   Lun 17 Mar - 14:58

Bonsoir Wido,

Oui, bien sûr, je comprends et approuve qu'il faut essayer de comprendre et éviter de juger.

Je sais qu'on n'obtient rien par la violence.

Il faudrait trouver pourquoi certaines personnes, après la phase normale de narcissisme ( naturel chez l'enfant, et normal à petite dose chez l'adulte) deviennent d'un narcissisme à outrance, s'autorisant toute forme de domination sur autrui, morale ou physique.

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MessageSujet: Re: Salutations   Mar 18 Mar - 4:50

Bonjour Fuchsia,

f u c h s i a a écrit:

Il faudrait trouver pourquoi certaines personnes, après la phase normale de narcissisme (naturel chez l'enfant, et normal à petite dose chez l'adulte) deviennent d'un narcissisme à outrance, s'autorisant toute forme de domination sur autrui, morale ou physique.
Je ne sais pas s'il s'agit vraiment de narcissisme chez le très jeune enfant, le narcissisme consiste à s'admirer, et uniquement soi-même, hors l'enfant en très bas âge se cherche, il cherche à se connaître et se reconnaître, d'où l'expérience du miroir...
Par la suite il me semble qu’il s’agit davantage du conditionnement du monde moderne qui lui inculque de ne s'intéresser qu'à lui-même en développant ses envies, donc ses frustrations, donc son ego...
Je résumerais ainsi, je naît, je me cherche d'abord innocemment, puis avec les moyens que l'on m'inculque (me définir en fonction des critères financiers, de beauté physique, d'intelligence etc.) mais comme je cherche à l'extérieur ce qui est à l'intérieur, je deviens égocentrique ce qui induit, ajouté à mes frustrations, l'égoïsme et par extension le narcissisme.
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